« Arrêtez de tuer vos frères », interpellation des Evêques de l’Afrique Centrale aux auteurs des massacres à Beni
Beni, le 20 janvier 2021 (caritasdev.cd): Continuant leur mission à Beni, les Evêques de l’Association des Conférences Episcopales de l'Afrique Centrale (ACEAC) ont rencontré les délégués des prêtres et agents pastoraux de la zone pastorale de Beni, les délégués paroissiaux des Commissions Justice et Paix, les membres de l’Union de la Jeunesse Catholique et les rescapés des massacres. Le moment fort de la journée fut, en ce dimanche17 janvier 2021, la célébration de la messe solennelle pour TOUTES DETRESSES, à la paroisse Ste Thérèse d’Avila de Beni-Cité. Une foule nombreuse a bravé le soleil pour y prendre part. A juste titre, on peut dire que la cour de l’école primaire surplombée par l’esplanade de la Place du Cinquantenaire qui jouxte l’Eglise, était noire de monde. Certains chrétiens ont parcouru plus de 35 km.
Beni, le 20 janvier 2021 (caritasdev.cd): Continuant leur mission à Beni, les Evêques de l’Association des Conférences Episcopales de l'Afrique Centrale (ACEAC) ont rencontré les délégués des prêtres et agents pastoraux de la zone pastorale de Beni, les délégués paroissiaux des Commissions Justice et Paix, les membres de l’Union de la Jeunesse Catholique et les rescapés des massacres. Le moment fort de la journée fut, en ce dimanche17 janvier 2021, la célébration de la messe solennelle pour TOUTES DETRESSES, à la paroisse Ste Thérèse d’Avila de Beni-Cité. Une foule nombreuse a bravé le soleil pour y prendre part. A juste titre, on peut dire que la cour de l’école primaire surplombée par l’esplanade de la Place du Cinquantenaire qui jouxte l’Eglise, était noire de monde. Certains chrétiens ont parcouru plus de 35 km.
Toutes les générations représentant diverses couches de la population y étaient présentes. Les délégués d’autres confessions religieuses n’ont pas manqué au rendez-vous : anglicans, protestants, musulmans … sont aussi venus clamer leur aspiration à la paix durable. Les autorités publiques n’ont pas été absentes. C’est tout Beni qui est venu prier pour la paix.
Et pour joindre l’agréable à l’utile, la liturgie pieusement ”inculturée” a été agrémentée par un folklore fort priant. Du rythme, de la beauté, de la prière, de la foi… sur fond des exhortations très suggestives des célébrants : « Rien ne peut expliquer le nombre de 6.000 morts à Beni », a déploré Mgr François-Xavier Maroy, « Arrêtez de tuer vos frères », a lancé Mgr Marcel Madila à l’attention des massacreurs, et à Mgr José Moko de conclure : « Celui qui tue n’a pas la paix en lui ».
Comme en échos, a retenti une belle mélodie polyphonique du Groupe vocal « Prior Cantoris », illustrant les multiples détresses qui sévissent dans la région de Beni :
« Contraint à quémander pour manger, et à négocier pour dormir, pourquoi suis-je rejeté comme de la saleté, que ferai-je … tous mes parents ont été tués ! »
En effet, il faut passer par Beni pour le comprendre, et le vivre.
Lydie Waridi Kone
Cellule de Communication /Caritas Goma
