19/04/2021
NOUS SUIVRE SUR

Kinshasa, le 17 mars 2021 (caritasdev.cd) : Une cinquantaine d’étudiants de l’Institut Facultaire de Développement (IFAD) ont été formés vendredi par la Caritas Congo Asbl sur la prévention contre la Covid19. Sélectionnés parmi les étudiants de différents Départements de cet établissement universitaire, ces jeunes formés vont à leur tour sensibiliser leurs condisciples et les habitants de leurs milieux de vie. Cette formation a été dispensée par Dr Mathieu Bikoko, l’un des Chargés de Projets en matière de santé de la Caritas Congo Asbl.

La journée avait démarré par le mot introductif de l’Abbé Victor Ntambwe, Secrétaire Général Administratif de l’IFAD. « Nous remercions Caritas Congo Asbl, qui se présente aujourd’hui en partenaire et nous fournit les outils afin de sensibiliser nos concitoyens sur le danger qui guette l’humanité face à cette pandémie », a-t-il souligné, au nom du Recteur de l’IFAD empêché. Il a indiqué que l’IFAD, une institution universitaire de l’Eglise de Dieu qui est à Kinshasa (Ndlr : catholique), travaille pour la promotion des valeurs humaines et qui élèvent l’humanité : le bien, le vrai et le meilleur. « Et c’est dans cette logique que la formation dispensée ici vise exactement ces valeurs », a-t-il relevé.

Revenant sur le confinement et toutes les mesures-barrière contre la covid19, l’abbé Victor a noté que « la menace est encore là. Et le danger toujours permanent. Chacun de nous doit mettre la main dans la pâte pour apporter sa contribution, si minime soit-elle, à l’éradication de cette pandémie qui est en train de créer la séparation à travers le monde ».

Prenant la parole à son tour, Mr Vincent Pilipili, chargé de projet des Urgences de la Caritas Congo Asbl, a présenté les objectifs de ce microprojet, financé par la Caritas Italiana. Il vise à contribuer à la mitigation des effets de la pandémie de COVID-19 en RDC, dans la ville de Kinshasa, plus précisément dans la Commune de Kasavubu. De manière spécifique, et par ces activités, les populations (Etudiants) devraient être convaincues de l’existence de COVID-19 et appliquer les mesures d’hygiène définies par le plan national de la riposte, en vue de limiter sa propagation RDC.


Déjà déployés sur le terrain


Pour renforcer les capacités opérationnelles de ces étudiants-sensibilisateurs, Dr Mathieu a fait une présentation appropriée. Après leur avoir donné des notions élémentaires sur la Covid19, il a passé en revue les symptômes accompagnant la Covid-19 et les message-clés à faire passer à la population. Les principaux signes sont la fièvre, la fatigue et la toux. Mais, dans des cas sévères, cette infection peut provoquer la pneumonie ou des difficultés respiratoires. D’autres symptômes sont les douleurs, la congestion nasale, maux de gorge, diarrhée, écoulement nasal, etc.

L’objectif ultime ici étant de « réveiller la conscience collective pour l’application des mesures de prévention édictées par le Gouvernement contre la Covid-19 », a insisté Dr Bikoko. Il s’agit notamment du port obligatoire et correct des masques, du lavage régulier des mains au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, de l’observance de la distanciation sociale d’au moins un mètre, de l’interdiction de se serrer la main, etc.

Les étudiants-sensibilisateurs ont été dotés des dépliants et des T-Shirts. Par ailleurs, deux points de lavage des mains ont été installés un à l’entrée et un autre à l’intérieur de la cour de l’IFAD.

L'un des points de lavage d'eau à l'entrée de l'IFAD
L'un des points de lavage des mains placé à l'entrée de l'IFAD

Conscients de la tâche leur assignée, la cinquantaine des étudiants-sensibilisateurs sont passés à l’action dès la fin de leur formation. C’est le cas de Joséphine, qui a distribué tous les dépliants lui remis, en expliquant à ses interlocuteurs la nécessité de suivre les mesures-barrière.

Mlle Rebecca, étudiante en Premier Graduat au Département de la Santé Publique, relate la manière dont se déroule sa sensibilisation : « Je prends mon temps pour parler avec les étudiants, afin de leur faire comprendre les dangers qu’ils encourent eux-mêmes et qu’ils font courir à leurs proches s’ils ne respectent pas les gestes-barrière contre la Covid-19. Je procède de la même manière dans mon quartier avec des jeunes, des enfants et leurs mamans ».

Mais, cette tâche n’est pas du tout facile dans une ville comme Kinshasa où certaines personnes soutiennent que la maladie à Coronavirus 2019 n’existe pas. « J’essaye, par des preuves tangibles, de réveiller la conscience attirer l’attention des personnes que j’aborde, en leur faisant comprendre qu’ils ne perdent rien en se protégeant et en protégeant leur entourage contre cette pandémie », a ajouté Mlle Rebecca, jointe mardi 16 mars 2021 par caritasdev.cd. Cette sensibilisatrice indique qu’elle croise deux catégories des personnes : ceux qui croient en l’existence de la maladie, mais n’en tiennent pas trop compte ; et d’autres qui, carrément, nient l’existence de la Covid19.

Guy-Marin Kamandji

 

NEWSLETTER
Soyez informé par e-mail
NOUS SUIVRE SUR
© CARITAS 2017
5122047
aujourd'hui
Cette semaine
Mois
Total
269
12110
30502
5122047