20/09/2020
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Kinshasa, le septembre 2020 – (caritasdev.cd): « La Caritas Congo Asbl doit se montrer très fière à l’occasion de la Journée internationale de l’aide humanitaire », estime le Chargé de projets Christian Nsangamina, agent de cette Caritas nationale. Celui-ci s’est exprimé ainsi lors d’une interview qu’il a accordée à caritasdev.cd ce 4 septembre 2020, dans le cadre de la Journée internationale de l’aide humanitaire qui a eu lieu récemment. Dans cette interview, à lire ci-dessous in extenso, Christian Nsangamina a indiqué que  (…) grâce à son réseau de 47 Caritas diocésaines implantées dans tout le pays, Caritas Congo Asbl arrive à être aux côtés des vulnérables dans le temps pour leur apporter de l‘aide, rapporte caritasdev. cd

Question (Q) : Le samedi 19 août 2020 a été « célébrée » la Journée internationale de l’aide humanitaire. Vous êtes à Caritas Congo Asbl un Chargé de projets dans le domaine   de cette aide ou assistance humanitaire au sein de son Service des Urgences (Service de Promotion de la Solidarité et du Partage ou SPSP). Quel est votre mot à propos de cette Journée internationale ?

Réponse (R ) :

En tant qu’acteur humanitaire, pour moi, la Journée internationale de l’aide humanitaire est une journée que nous devons consacrer entièrement aux réflexions sur le soutien à apporter aux vulnérables et comment le faire, afin de restaurer la dignité de l’homme et de tout l’homme. Aussi, cette Journée doit-elle être consacrée à tous ceux ou celles qui n’ont pas  ménagé leurs efforts, qui ont sacrifié de leur temps…jusqu’à y sacrifier de leur vie pour apporter leur soutien et/ou assistance aux vulnérables.

Q :  Depuis quand avez-vous commencé à travailler à la Caritas Congo Asbl comme Chargé de projets dans les urgences ou aide humanitaire ? Voulez-vous citer quelques projets déjà menés depuis par vous sur ce plan ?

R : Je suis arrivé à la Caritas Congo Asbl en 2008, d’abord comme Chargé de microprojets au sein du Service de Promotion du Développement (SPD). C’est en 2009 que j’ai été affecté au Service de Promotion de la Solidarité et du Partage (SPSP) comme Chargé de projets d’urgence et ce jusqu’à ce jour. Dans mon portefeuille des projets d’aide humanitaire, je compte plusieurs projets réalisés. Parmi ces derniers figurent ceux-ci : - Aide d’urgence à 2.500 ménages des réfugiés sud-soudanais et des familles d’accueil au diocèse de Dungu-Doruma dans la province du Haut-Uélé, en République Démocratique du Congo, - Projet d’aide humanitaire à 5.000 retournés dans la sécurité alimentaire au diocèse de Dungu-Doruma, Province Orientale en RDC, - Projet d’aide d’urgence à 1.000 ménages des réfugiés sud-soudanais, des rapatriés spontanés et des familles d’accueil à Meri au diocèse de Mahagi-Nioka dans la province de l’Ituri, en République Démocratique du Congo, - Projet de prise en charge nutritionnelle et de sécurité alimentaire dans les villages Yangala et Tshibala dans le diocèse de Luiza, province du Kasaï –central en RD.Congo.

Q : Quel est parmi ces projets celui que vous avez implémenté récemment ?

R : Le projet que j’ai géré récemment est celui de  prise en charge nutritionnelle et de sécurité alimentaire dans les villages Yangala et Tshibala dans le diocèse de Luiza, province du Kasaï-central en RD. Congo. C’est un projet qui a été financé par la Caritas Allemagne (DCV) pour une durée d’une année. Il consistait à prendre en charge 1.653 enfants de 0 à 5 ans, femmes enceintes et allaitantes malnutris, prise en charge grâce aux aliments locaux et vitamines. Par ailleurs, 900 ménages avaient bénéficié de vivres, d’intrants agricoles (outils aratoires et semences), de la formation sur les nouvelles techniques culturales et de l’accompagnement technique des animateurs agricoles.

Q : De quoi est-il souvent question dans les projets d’aide humanitaire à la Caritas Congo Asbl ?

Vivres destinés à des vulnérables assistés par un projet d’aide humanitaire de la Caritas Congo Asbl

R : Dans les projets d’assistance humanitaire il est souvent question d’apporter une assistance en vivres, AME ou Articles ménagers essentiels, en intrants agricoles, en accompagnement technique, etc. Les bénéficiaires se retrouvent ici parmi plusieurs catégories de personnes, dont les déplacés, les retournés, les réfugiés, les rapatriés forcés, les familles hôtes…, et c’est en fonction de leurs besoins prioritaires.

Q : Comme Chargé de projets dans les urgences à Caritas Congo Asbl, qu’est-ce que vous dites aux différents partenaires ou parties prenantes travaillant sur terrain avec vous quand sont mis en branle les projets que vous implémentez ?

R : En tant que Chargé de projets, je m’adresse à toutes les parties prenantes, à tous les niveaux  (bailleurs de fonds, acteurs humanitaires, bénéficiaires, membres des communautés, etc.) pour leur demander de continuer à multiplier ou à conjuguer les efforts dans le partenariat et dans la collaboration, afin que toutes les interventions réalisées ensemble puissent avoir de l’impact au sein de différentes communautés bénéficiaires que nous assistons.

Q :    Quelles sont les leçons importantes que vous avez apprises en réalisant divers projets d’aide   humanitaire à la Caritas Congo Asbl ?

R : Les différentes leçons importantes apprises dans la mise en œuvre des projets sur le terrain sont les suivantes : l’implication de toutes les parties prenantes (membres des communautés, acteurs humanitaires, etc.) dans la prise de décisions  qui assure la complémentarité et une bonne coordination du travail; la prise en compte de vrais besoins des bénéficiaires ; la synergie dans la mise en œuvre des projets sur le terrain avec d’autres projets qui garantit la réussite.

Q : Quelles sont, selon vous, les réels dangers et difficultés que peut connaître un projet portant sur l’aide humanitaire ?

 

R : Les réels dangers et difficultés auxquels peut faire face un projet d’aide humanitaire sont la résurgence de la catastrophe ou de la crise dans la zone du projet ou de ses activités avant ou pendant sa mise en œuvre et l’identification de vrais bénéficiaires. Il y a aussi l’acheminement de l’aide dans les sites de distribution ainsi que l’insécurité dans les zones où sont menés les projets et qui perturbent souvent le planning d’activités.

Q : A cette occasion de la Journée internationale de l’aide humanitaire, étant tombée le 19 août dernier, que dites-vous aux vulnérables, nombreux en RDC, qui ont besoin de celle-ci aujourd’hui ?

R : Le seul message que j’adresse aux vulnérables est de ne pas perdre d’espoir, car demain sera meilleur pour eux grâce aux différentes actions de plaidoyer, de lobbying, de mobilisation des ressources, etc. des acteurs humanitaires (dont la Carias Congo Asbl) et politiques.

Q : Est-il possible que vous nous signaliez trois bonnes pratiques auxquelles vous pouvez recourir ou l’on recourt dans un projet d’aide humanitaire ?

R : J’ai retenu : la promotion et l’amélioration de l’application des normes humanitaires existantes, l’application et la reddition de comptes ou la redevabilité de nature à contribuer à l’efficience et l’efficacité dans la mise en œuvre d’un projet. Je retiens enfin l’évaluation à mi-parcours d’un projet.

Q : La Caritas Congo Asbl, selon vous, doit-elle se montrer fière à l’occasion de cette Journée internationale de l’aide humanitaire ? Pourquoi ?

R : La Caritas Congo Asbl doit se montrer très fière à l’occasion de la Journée internationale de l’aide humanitaire. En effet, grâce à son réseau de 47 Caritas diocésaines implantées dans tout le pays, elle arrive à être à temps aux côtés des vulnérables pour leur apporter de l ‘aide.

 

Q : Qu’ajoutez de particulier en terminant cette interview ?

R  : Dans le cadre de la Journée internationale de l’aide humanitaire, comme dit plus haut, la Caritas Congo   Asbl continue d’être aux côtés des plus vulnérables, pour leur apporter de l’aide. Après la crise de Kamuina Nsapu dans le Kasaï, au centre du pays, plusieurs personnes avaient tout perdu et fui à cause des affrontements armés entre la milice de Kamuina Nsapu et l’armée régulière. Comme nous devons toujours être aux côtés des vulnérables, la Caritas Congo Asbl avait mené un plaidoyer auprès de la Caritas Allemagne, dans une logique de continuité, pour apporter une assistance aux différentes catégories victimes de cette crise, dont les déplacés, les retournés, les familles d’accueil et les expulsés de l’Angola. Cette assistance, en cours, consiste en la distribution des intrants agricoles, des vivres pour soudure, des Articles ménagers essentiels et en accompagnement technique. Cette assistance consiste également en réhabilitation des centres de santé endommagés lors de la crise et en aménagement des points d’eau en faveur des communautés des Zones de santé de Tshibala et Luiza.

 

Propos recueillis par JOSEPH KIALA

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