25/01/2022
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Gemena, le 22 Janvier 2020 (caritasdev.cd) : Caritas Congo Asbl et ses deux Caritas-Développement diocésaines de Molegbe et Budjala sont engagées depuis 2018 dans la mise en œuvre d’un grand projet de sécurité alimentaire en Provinces du Nord-Ubangi et du Sud-Ubangi, dans le Nord-Ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).   Le projet « Un Monde Sans Faim » vise principalement d’améliorer durablement la performance des systèmes de production agricole et des circuits de commercialisation des denrées alimentaires au bénéfice de 5.000 ménages ruraux (soit 30.000 personnes) dans les Territoires de Libenge, Mobayi-Mbongo, Gemena, Budjala et la Mairie de Zongo. Il est financé par le Gouvernement allemand, à travers la Caritas Allemagne (DCV).

Ces ménages, regroupés en Organisations de Producteurs, bénéficient de diverses formations sur des thèmes techniques spécifiques ainsi que des appuis importants liés aux filières les concernant. Il s’agit notamment des semences améliorées, des intrants agricoles et de pêche, de petits ruminants et des coqs-améliorateurs pour booster l’élevage dans la région. Le projet « Un Monde sans Faim » leur remet aussi des unités de transformations (moulins, décortiqueuses) et s’engage avec elles dans le reboisement, avec la plantation des arbres fruitiers et ceux à essence à croissance rapide. Ce projet appuie également des Comités Locaux d’Entretien des Routes de desserte agricoles (CLER).

Les bénéficiaires directs et indirects sont satisfaits des premiers résultats de ce projet, tel que l’a constaté caritasdev.cd, en visite sur le terrain en fin novembre 2019. Le Coordinateur de ce projet, Mr Sylvain Katanga, le confirme, tout en indiquant les défis à relever, dans une interview lui accordée à Gemena, dont voici l’intégralité.

Guy-Marin Kamandji : Pourriez-vous nous présenter brièvement le projet « Un Monde Sans Faim », en commençant par ses objectifs principaux et spécifiques, en vous attardant sur ses différentes composantes ?

Sylvain Katanga : Le projet « Un Monde Sans Faim » vise principalement à améliorer durablement la performance des systèmes de production agricole et des circuits de commercialisation des denrées alimentaires au bénéfice de 5.000 ménages ruraux (soit 30.000 personnes) dans les Territoires de Libenge, Mobayi-Mbongo et la Mairie de Zongo. Cela était l’objectif initial fixé lors de l’élaboration du projet. Mais dans la réalisation, nous avons ajouté les Territoires de Gemena et Budjala. Ce qui fait que nous sommes à présent dans deux Diocèses (Molegbe et Budjala) et deux Provinces (Nord-Ubangi et Sud-Ubangi).

Mr Sylvain Katanga, Coordinateur du projet
Mr Sylvain Katanga, Coordinateur du projet "Un Monde Sans Faim" lors de l'interview

Dans le Diocèse de Molegbe, nous sommes présents dans le Territoire de Mobayi-Mbongo, dans une partie de celui de Gemena (puisque Gemena est à cheval entre deux Diocèses) et le Territoire de Libenge. Quant au Diocèse de Budjala, nous y sommes seulement dans une partie du Territoire de Budjala.

Quelle est la durée de ce projet ; il a déjà fait combien d’années ?

Le projet est à sa 2ème année finissante. Mais, elle est prévue pour 5 ans : de 2018 à 2022. Comme nous sommes vers la fin de 2019, c’est pourquoi je parle de deuxième année finissante dudit projet.

 

Alors à ce stade, quel est l’état d’avancement de ce projet et les principaux résultats auxquels vous êtes arrivés après plus au moins ces deux années de travail ?

Avant que je ne vous donne l’état d’avancement et la situation actuelle, c’est mieux qu’on comprenne d’abord les objectifs en les quantifiant. Donc, étant donné que nous sommes présents dans les territoires et diocèses que je viens de citer, les 5.000 ménages que nous devons accompagner sont repartis de la manière suivante : il y a 2.000 ménages dans le Territoire de Libenge, et 1.000 ménages pour chacun des Territoires restants (Mobayi-Mbongo, Budjala et Gemena).

 

Comment ces 5.000 ménages ont été identifiés et retenus ?

Nous avons préféré ne pas partir du néant. Nous avons repéré dans les villages des Organisations des Producteurs (OP) qui existent. Nous avons ainsi trié parmi elles celles avec qui nous devions travailler. C’est ainsi que nous avons environ 40 Organisations des Producteurs avec qui nous travaillons dans tous les territoires comptant 1.000 ménages bénéficiaires, et 80 OP dans celui de Libenge avec ses 2.000 ménages.

 

Quelles filières vous avez préparées pour les Organisations des Producteurs ?

Les Organisations paysannes sont reparties par filière. Nous devons travailler dans 5 filières différentes. Nous nous occupons effectivement de l’agriculture vivrière et des cultures vivrières. Nous accompagnons les producteurs dans la culture du manioc, du maïs, des arachides, de niébé, du riz et parfois du soja.

Nous accompagnons également les paysans dans la culture maraichère. Et, c’est dans le bas-fond. Nous les aidons à aménager les périmètres maraîchers. Nous les soutenons avec de petits matériels et des semences pour faire ces cultures-là.

En plus de ces cultures, nous sommes aussi dans l’élevage de petits ruminants (chèvre et mouton) et aussi dans l’élevage de poules. Dans ce secteur, l’objectif est d’introduire des boucs-améliorateurs ou coqs-améliorateurs qui peuvent améliorer la race locale.

Il y a par exemple des boucs à race améliorée, que nous avons pu nous approvisionner auprès de l’ancien projet de PARSA. Nous les avons mises dans les 15 chèvreries installées à travers l’aire du projet. Même chose pour les poulaillers. Nous les avons installés dans les Organisations des Producteurs (OP), avant d’introduire des coqs-améliorateurs.

 

Qu’est-ce que ces Organisations Paysannes reçoivent de vous de manière pratique ?

De manière pratique, la première chose que nous donnons aux Organisations Paysannes, c’est l’accompagnement avec tous ses corollaires. En premier lieu, c’est la vulgarisation, la sensibilisation et l’animation ; mais, aussi des formations sur les thèmes techniques spécifiques. Ça, c’est de manière ponctuelle. Tous les ménages ciblés en bénéficient.

A part les formations, nous faisons aussi des appuis. Nous donnons des semences améliorées. Nous formons, par exemple, les agri-multiplicateurs : nous donnons des variétés améliorées des semences, surtout pour les filières que je viens de citer : le maïs, le manioc, l’arachide, le riz, de sorte que ces semences améliorées puissent être répandues dans notre aire du projet. Mais, en plus de ces semences, nous apportons aussi un appui en outils aratoires. Pour le cas par exemple du maraîchage, nous remettons, au-delà des semences maraîchères, de petits outils aratoires : arrosoirs, binettes, sercouettes, bèches, râteaux.

Pour la pisciculture, nous remettons également aux éleveurs de poissons un petit matériel adopté à cette filière-là: bêches, pèles pour faciliter à creuser des trous, pioches, parfois aussi avec quelques haches pour abattre les arbres.

L’autre filière sur laquelle nous travaillons, c’est l’élevage, du petit ruminant et des poules, que nous réalisons avec certaines OP qui s’y adonnent. Ainsi, nous demandons aux OP qui élèvent les chèvres de construire une chèvrerie de manière à recevoir les chèvres du village que montera un bouc-améliorateur remis par le projet. Nous donnons donc les boucs-améliorateurs à chaque chèvrerie pour améliorer la race.

En plus de la chèvrerie, il y a aussi le poulailler. Nous procédons de la même manière : nous construisons pour une OP un poulailler où ses membres ainsi que les autres personnes du village peuvent venir avec leurs poules afin que le coq-améliorateur puisse les monter en vue d’améliorer la race.

Le Sécrétaire Exécutif de Caritas Congo Asbl visitant le poulailler d'une OP
Le Sécrétaire Exécutif de Caritas Congo Asbl visitant le poulailler d'une OP

Bien plus, nous accompagnons ces élevages avec les produits vétérinaires, des produits de vaccination, de petits matériels de soin. Nous formons aussi un technicien qui peut donner les premiers soins en cas de nécessité.

En outre, nous accompagnons aussi les pécheurs. Ils sont le long de la rivière Ubangi, rivière Mongala, par exemple à Akula dans le Territoire de Budjala ; de la rivière Ubangi dans le Territoire de Libenge et aussi dans celui de Mobayi-Mbongo. Ces pécheurs sont accompagnés également en leur fournissant un petit intrant de pêche.

Par ailleurs, nous avons aussi une autre activité d’appui aux CLER, entendez Comité Local d’Entretien des Routes de desserte agricole qui existent dans certains villages. Nous sommes en train de les appuyer avec des bèches, pioches, petits compacteurs faits à la main, y compris avec des matériels   pour casser la pierre, etc. Mais, il ne suffit pas de les appuyer avec des matériels. Nous avons d’abord commencé par une formation en HIMO (Haute Intensité de Main-d’œuvre). Ils ont été formés par un expert que nous avons pris comme Consultant. Il est de la DVDA.

Pour leur faciliter la tâche, nous les avons aussi formés en gestion de petites unités de transformation. En l’occurrence, nous avons donné un moulin pour le « CLER » de Molegbe, un autre pour celui de Mohiya et une décortiqueuse pour le « CLER » de Bobito. Ces unités de transformation constituent une AGR (Activité Génératrice des Revenus) pour les « CLER », de quoi les appuyer dans leur travail, tant que faire se peut.

Un moulin remis au
Un moulin remis au "CLER" Molegbe

En dehors de tout cela, nous avons une autre activité : le reboisement. Nous avons ainsi installé des pépinières dans chaque axe. Comme nous avons dix animateurs agricoles, nous avons dix axes. Dans chaque axe, il y a une pépinière d’environ 2.000 plantes d’arbres fruitiers et des essences agroforestières.

Avec ces plantules, nous avons visé en premier lieu les écoles : une école technique qui est dans le rayon. Autour de l’école, on doit planter des arbres fruitiers et des arbres à essence forestière. Et ca, nous en avons fait dans tous les axes.

Mais, à part ces écoles, il y a les Organisations Paysannes qui demandent aussi de faire le reboisement, des paroisses (pas seulement catholiques). Il y a même des paroisses protestantes, puisque certains de leurs fidèles sont aussi les membres des OP que nous accompagnons. Voilà un peu, de manière ramassée, les activités que nous menons pour le moment dans les Diocèses de Molegbe et de Budjala.

 

Nous sommes à la fin de la 2ème année, quels sont les principaux résultats engrangés par le projet ? Parlez-nous aussi des défis en rapport avec ce processus. Des gens qui travaillaient chacun de son côté, mais arriver à les structurer et tant d’autres activités. Où en est-on pour l’instant ?

Le travail qu’on a fait au départ consistait à repérer les «  organisations paysannes » qui existaient. L’une des tâches était de les structurer. Puisque nous avions déjà recensé, identifié et retenu les OP, alors nous devions les accompagner en les structurant ; afin de travailler de manière cohérente pour atteindre leurs objectifs.

La structuration et l’accompagnement des OP est pour le moment un acquis du projet parce que maintenant on peut parler d’une organisation paysanne qui a de petits documents, même si tout n’est pas officiel.

Le deuxième acquis, c’est l’introduction des agri-multiplicateurs dans certaines OP. Ils ont bénéficié des semences améliorées que nous avons achetées à la station de l’INERA. Ils font d’abord des champs de multiplication. A la récolte, les premiers bénéficiaires sont les membres des OP et aussi les autres membres du village qui ont besoin d’acheter les semences. On a commencé avec un petit noyau ; l’OP a multiplié, mais tous les membres des OP ont bénéficié de ces semences. A la 3ème saison, soit à la 3ème récolte, ces semences sont en train de se répandre dans le milieu. Ca fait l’effet de la tâche d’huile.

Un bénéficiaire satisfait de la production agricole de son OP
Un bénéficiaire satisfait de la production agricole de son OP

Un autre acquis, c’est dans le secteur d’élevage. Nous sommes déjà à la première génération de ce que les boucs-améliorateurs ont produit. Et là, nous avons repéré au minimum une quinzaine de chevreaux provenant des boucs-améliorateurs que nous avons introduits. Et c’est un acquis. Les bénéficiaires sont très satisfaits de cette activité. D’autres OP sollicitent que nous allions aussi chez eux avec cette activité de bouc-améliorateur et chèvrerie. Même chose aussi pour les poules. La première génération de poules provenant des coqs-améliorateurs est déjà là. Les bénéficiaires témoignent qu’ils sont satisfaits de cette activité.

Quant au maraichage, il était fait de n’importe quelle manière. Maintenant, comme nous avons essayé d’encadrer les maraichères dans des sites, dans les périmètres maraichers, ils ont commencé à produire un peu puis. Ils ont amélioré leur manière de produire.

Mais, il s’avère que le maraichage se fait mieux pendant la saison sèche. Il pose ainsi un peu problème en cette saison de pluie. Maintenant, avec ce problème d’inondation qui est récent ici, nous avons des difficultés ; beaucoup des périmètres maraichers ont étés inondés.

Un autre acquis, ce sont les arbres fruitiers. Dans chaque axe, il y a plus au moins 5 à 7 sites où nous avons mis en place des arbres fruitiers et des arbres à essence agroforestière.

Les « CLER », pour leur part, commencent à bénéficier de notre soutien : matériels de travail, formation en HIMO et unités de transformation. Ces Comités Locaux d’Entretien Routier travaillent maintenant avec l’espoir qu’ils peuvent gagner quelque chose.

 

Je salue ces acquis, en sachant qu’il n’était pas facile. Quels sont les défis auxquels vous faites face dans l’exécution de ce projet ?

Nous sommes dans une région où il y a eu beaucoup de projets d’urgence. Les gens étaient habitués à recevoir de l’aide, et à être accompagnés, pendant un bon moment. « Un Monde Sans Faim » est le premier projet de développement que nous introduisons dans la région. Je signale par exemple que des réfugiés centrafricains et des communautés d’accueil ont eu à bénéficier de 3 à projets d’urgence, conduits par la Caritas, dans les Territoires de Mobayi-Mbongo et de Libenge.

Les gens commençaient à être habitués à la politique de la main tendue. Alors, quand nous venons avec un autre discours, même si nous sommes de la même maison Caritas, du genre «’ nous venons pour vous aider à vous développer’ ; parfois, ça passe difficilement. Ils disent ‘donnez toujours ‘. Alors, il faut un travail de longue haleine de sensibilisation. Un projet d’urgence de 6 à 8 mois, est loin d’être le même qu’un projet de développement de 5 ans. Cette attitude d’attentisme nous dérange un peu et nous la combattons, en disant par exemple qu’avec le fruit de votre production, vous pourriez acheter vous-mêmes vos intrants agricoles ou des semences, etc.

Il n’y a pas de difficultés d’accès routier ?

Les difficultés d’accès routier existent toujours. Mais, il y a des axes qui sont très bons comme Akula- Zongo. Mais, les routes de desserte agricole, celles qui débouchent sur le grand axe posent de petits problèmes d’évacuation des produits agricoles vers les grands centres de consommation. Ca, c’est un autre défi. Cependant, nous nous battons pour ça.

                                                                                                                                                                        

Quelles sont vos relations avec les Autorités Politico–Administrative (APA) dont la population est bénéficiaire de vos actions ?

Au début du projet, avant de l’implémenter, nous sommes passés le présenter à toutes les Autorités Politico-Administratives et locales. Elles devraient comprendre le bien-fondé de ce projet. Nous sommes donc en contact avec elles. Grâce à cette compréhension, elles peuvent nous faciliter la tâche dans la mise en œuvre dudit projet. Nous leur tenons informés de ce que nous réalisons et parfois, elles nous viennent en aide.

Autorités Provinciales, Evêques, Partenaires de Caritas Allemagne et Caritas Congo Asbl au lancement du projet
Autorités Provinciales, Evêques, Partenaires de Caritas Allemagne et Caritas Congo Asbl au lancement du projet

 

Quelles sont les parties prenantes de ce projet et qui le finance ?

Ce projet est exécuté tout d’abord par les Caritas-Développement Diocésaines de Budjala et de Molegbe. Mais, il a été financé à travers la Caritas Congo Asbl. Et le bailleur des fonds, c’est le Gouvernement allemand, mais à travers la Caritas Allemagne (DCV). Autrement dit, les fonds viennent du Gouvernement allemand, transitent par la Caritas allemande ; et la Caritas Congo Asbl met en œuvre le projet. Mais, sur le terrain, ce sont les techniciens de deux Caritas-Développement diocésaines susmentionnées qui font en sorte que ce projet soit en marche.

 

Quels sont les perceptives de l’avenir ? Autrement dit, à l’allure où vont les choses, il nous reste au moins 3 ans, comptez-vous réaliser les objectifs de ce projet quinquennal ?

Nous comptons vraiment réaliser les objectifs du projet. Parce qu’avec la mise en place des Organisations Paysannes, le système d’évacuation des produits agricoles, nous devons évoluer vers les Unions des Organisations des Producteurs (OP), et si possible vers les Pré-coopératives. Ca, c’est un travail de longue haleine. Nous devons aller par étapes. Si nous pouvons y arriver (Unions des OP et Pré–coopérative), nous pensons que nous aurions atteint nos objectifs. Puisque, mettre les gens pour qu’ils puissent vendre ensemble, serait une très grande réalisation. Parce que la commercialisation est aussi un défi. Les gens produisent, mais n’arrivent pas à vendre correctement. Parfois, c’est l’acheteur qui vient fixer le prix ; parfois, on n’arrive pas à évacuer tout. Ce qui décourage parfois les producteurs la saison suivante.

Parlez-nous d’une autre activité de pérennisation du projet que nous avons vue à la Cité de Molegbe. Des mamans en joie autour d’une caisse en bois. Vous leur auriez appris à épargner. Elles demandaient même que vous les aidiez à multiplier ou dupliquer cette expérience ailleurs ?

C’est une des activités du projet pour aider les OP et le village à avoir une caisse villageoise où ils peuvent épargner ou emprunter. C’est une première expérience que nous faisions dans ce projet. Mais, nous y allons très prudemment. Nous espérons mettre en place au moins une ou deux expériences pareilles par axe, là où les OP sont solides, avec un esprit communautaire assez avancé pour devoir tenter cette expérience. C’est donc une bonne expérience, que nous allons devoir étendre partout, mais qui existe pour le moment de manière ponctuelle.

Auriez-vous un message pour clôturer cet entretien ?

Oui, le message est que le développement, c’est un travail de longue haleine. On ne peut pas, du jour au lendemain, dire que nous avons atteint l’objectif et que nous avons aidé les gens à se développer. Il faut y aller doucement. Comme c’est un projet quinquennal, nous allons y aller par étape. Nous espérons qu’au bout de cinq ans, les Organisations Paysannes que nous avons trouvées au départ (Ndlr : et que nous accompagnons aujourd’hui) auront atteint un autre niveau d’organisation et de productivité ainsi que plus de mieux-être pour leurs membres.

Mr Sylvain Katanga, je vous remercie !

Interview réalisée par Guy-Marin Kamandji, assisté de Tshintu Kamanda Madeleine

 

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