10/12/2019
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Kinshasa, le 25 novembre 2019 (caritasdv.cd) : Chaque 25 novembre de l’année, le monde entier célèbre la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Celle-ci a été une occasion pour réfléchir comment éliminer toutes formes des violences (physiques, sexuelles, psychologiques, etc.). Selon, l’ONU Femmes, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entourent. Le slogan pour cette année est: Orangez le monde : La « Génération Égalité» s'oppose au viol"

Abordée par caritasdev.cd, Madame Prescilia Monireh Kapupu, vice-présidente de la Fédération Congolaise des Femmes, Filles Autochtones (FECOFFA), a pour sa part dénoncé les violences que subissent les femmes autochtones pygmées en RDC en énumérant quelques actes de violence dirigés contre le sexe féminin. Telles que la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, le trafic d'êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle), le mariage précoce.

Bien que la violence sexiste puisse toucher n'importe qui, n'importe où, les femmes autochtones sont plus exposées à toutes ces formes des violences citées plus haut, a-t-elle ajouté.

Les efforts devront être déployés pour prévenir et éliminer la violence à l'égard des femmes, au niveau régional et national pour mettre fin à ces genres de pratiques des violences, a-t-elle renchéri.

Les violences faites aux femmes et aux filles demeurent une grande préoccupation du gouvernement de la République d’autant plus qu’elles sont des conséquences néfastes tant au niveau physique que psychologie, a fait savoir la Ministre du Genre, famille et Enfant, Beatrice Lumeya, le week-end dernier à la veille du lancement de la campagne de 16 jour d’activisme contre les violences sexuelles en RDC.

Selon António Guterres, Secrétaire général de l'ONU, a souligné dans son message, à cet effet que la violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine. N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs. » C’est Pourquoi nous devons mettre fin à la violence contre les femmes et les filles, a-t-il précisé.

Les conséquences néfastes de la violence à l'égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie. Par exemple, les désavantages éducatifs précoces constituent non seulement le principal obstacle à la scolarisation universelle et au droit à l'éducation des filles, mais ils sont également responsables de la limitation de l'accès à l'enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail.

Mona Paris et Tshintu Kamanda Madeleine (stagiaire)

 

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