27/10/2020
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Lolo, le 21 février 2018 (caritasdev.cd) : Restées longtemps victimes résignées de l’érosion qui a déjà englouti des dizaines de maisons de leur quartier, certains habitants de Lolo ont décidé de participer aux travaux de lutte antiérosive.

Lolo est une cité située à environ 75 km de Bumba, dans la province de la Mongala. Après avoir été sensibilisés par la Caritas-Développement Lolo, ils ont participés en décembre 2017 actuellement à la construction des ouvrages contre une érosion étalée sur près de trois kilomètres et dont la tête menace la cathédrale de Lolo.
Ce travail est en train de porter ses fruits. Car, après une forte pluie qui s’est abattue samedi 10 février 2018 sur la Cité de Lolo, suivie d’une seconde une semaine plus tard, les résultats sont prometteurs.


En effet, lors de la première pluie, le 10 février 2018, l’équipe RRC (Réduction des Risques de Catastrophes) a observé le comportement de l’eau qui s’écoulait jusque dans la faille. Tout d’abord, le bassin de rétention a stoppé une grande partie des eaux de surface en se remplissant presque en totalité, 160 m3 d’eaux qui ne se déverseront pas dans la faille et ne viendront pas fragiliser les versants de l’érosion. Puis dans le couloir d’érosions, les diguettes ont ralenti la vitesse des eaux qui sont venues se stopper sur la digue construite au fond du ravin.
A l’arrêt des pluies, les ouvrages, en plus d’avoir supporté cette déferlante de pluie, ont prouvé leur efficacité. Les débris et résidus charriés par les eaux ont commencé à combler les espaces entre les diguettes et à former de petites terrasses. Il en est de même au fond du ravin ou un dépôt d’une trentaine de centimètres s’est créé. Il faudra bien sûr encore renforcer les ouvrages, notamment la digue au fonds du ravin, curer le bassin de rétention, etc. Mais, les premiers résultats sont prometteurs.

Des actions certes de petites envergures, mais qui commencent à porter
 
Près de 30 personnes, de la communauté ainsi que les membres du Comité RRC / Site de Lolo, prennent part à ces travaux, lancés le 11 décembre 2017, sous la direction de Mr Roly Oteko Lisungu, Superviseur Caritas lolo. Il est question notamment de construire un bassin de rétention en amont des érosions et de réduire le débit des eaux dans le couloir d’accès à l’érosion et dans la faille à l’aide de digue ainsi queet de diguettes construites avec des sacs de sable.


Pour le bassin de rétention,  après avoir identifié le site pour sa construction, l’équipe l’a désherbé et tracé les limites du puits. Elle a ensuite creusé le bassin de rétention et le couloir d’accès avant de remplir les sacs avec la terre extraite et les empiler autour des murs du puits de rétention et du couloir d’accès. Entre temps, l’équipe s’attèle par ailleurs à planter les vétivers sur les sacs et autour du puits, ainsi qu’à planter la pelouse autour du puits et clôturer l’ouvrage pour des raisons de sécurité.

En fait, le bassin de rétention d’eau est creusé en amont de l’érosion dans un lieu stratégique afin de recueillir les eaux de surface et diminuer l’écoulement et le débit de ces eaux dans les couloirs tracés par l’érosion. Un couloir d’accès permet d’amener les eaux dans ce bassin, d’une capacité de 162 mètres-cube.

D’autres sacs de terre sont amenés et descendus dans la faille même de l’érosion pour ériger une digue de 2 mètres de hauteur, afin de stopper les eaux qui s’écoulent dans la faille lors de pluie diluvienne, ainsi que tous les résidus charriés par ces eaux.

Eréction d’une digue à l’aide de sacs de sable au fond du ravin (décembre 2017).


 
Pour l’instant, « nous avons creusé le puit de rétention et construit des diguettes au couloir pour que l'eau de pluie se déverse au ravin. Il y a aussi une digue au fond du ravin »,  a indiqué vendredi 16 février 2018 Mr Roly  Oteko. Et de poursuivre : « nous achetons en outre des matériaux de construction pour deux maisons se trouvant de part et d'autre de la tête de l'érosion et qui doivent être délocalisées pour faciliter les courbes de niveau. Celles-ci passeront juste à côté de ces deux maisons ».
 

Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la Résilience des Communautés vulnérables aux Risques des Catastrophes /PRRC. Il vise globalement à contribuer à l’atténuation des effets des catastrophes et au renforcement de la résilience de ces communautés à travers certaines actions.  Il s’agit notamment de mettre en place un mécanisme permettant la construction et la maintenance des infrastructures de lutte contre les trois principales menaces (érosions, inondations et vents violents. Le PRRC est financé par le Gouvernement belge (DGD), à travers la Caritas International Belgique. Il est mis en œuvre par les Caritas Lolo et Caritas Lisala, en collaboration avec la Caritas Congo Asbl. D’une durée de deux ans, ce projet se déroule dans la Province de la Mongala, et plus spécifiquement dans les Territoires de Lisala et de Bumba.

Guy-Marin Kamandji

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