26/06/2022
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Wamba, le 14 juin 2022 (caritasdev.cd) : La « Journée mondiale contre le travail des enfants » est célébrée le 12 juin de chaque année. Le thème 2022 de cette Journée mondiale appelle à un investissement accru dans les systèmes et régimes de protection sociale afin d'établir des socles de protection sociale solides et de protéger les enfants. En RDC, Caritas Congo Asbl s’est engagée avec la Caritas Norvège, dans un projet visant à récupérer des enfants travaillant dans les mines. Ce projet est mis en œuvre dans trois Provinces de la RDC (Sud-Kivu, Haut-Uélé et Ituri). Il est financé grâce à l’ « Opération Dagsverk » (OD),  une collecte des fonds lancée au mois d’octobre 2019 par des élèves en Norvège pour soutenir ledit projet pour une durée de 4 ans, soit de 2020-2023.

Bien que des progrès significatifs aient été accomplis dans la réduction du travail des enfants au cours des deux décennies précédentes, on a pu constater un ralentissement, voire une stagnation entre 2016 et 2020, indique le site web de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Aujourd'hui, 160 millions d'enfants, âgés de 5 ans et plus, sont victimes du travail des enfants.

Selon l’UNICEF, environ 40.000 enfants et jeunes travaillent dans et autour des mines en République Démocratique du Congo – beaucoup dans les pires formes de travail des enfants. Et d’autres sont recrutés contre leur volonté dans les groupes armés. Là, des minéraux précieux tels que l’or et le coltan sont extraits et vendus à la production de voitures électriques, de téléphones portables, de petits appareils électroniques et de bijoux.

En République Démocratique du Congo, le Programme d’accès à l’éducation des jeunes et de lutte contre le travail des jeunes dans les mines de Mwenga et Wamba vise à apporter de l’aide à 10.000 jeunes âgés de 12 à 19 ans, durant la période du 2020-2023. L’objectif est celui de les faire sortir de l’esclavage moderne dans et autour des mines et de leur donner ainsi la possibilité de créer un avenir meilleur. Et cela, grâce à la scolarisation, à la formation professionnelle et à la prise en charge des enfants ayant des problèmes d’ordre psychologique et sanitaires issus des mines. En plus, ces jeunes s’engagent à travers des conseils d’école et sont sensibilisés sur leur droits. Les communautés, les parents et les propriétaires miniers témoignent également des droits de l’enfant. Et les parents sont mobilisés, via des groupes d’épargne et de crédit, pour financer la scolarisation et lutter contre le travail forcé dans les mines et les forces armées. 

Cette intervention est le fruit d’une coopération fraternelle entre quatre Caritas (Caritas Norvège, Congo, Uvira et Wamba), grâce aux fonds collectés par les jeunes en Norvège. 

Ces activités se réalisent dans 3 Provinces, à savoir Sud-Kivu, Haut-Uélé et Ituri. Au Sud-Kivu, le Territoire de Mwenga abrite trois sites suivants : Kasika, Mwenga et Kamituga. Du côté du Haut-Uélé, on compte les sites de Wamba, Gbonzunzu, Bole bole, matete et Mambati. Enfin, en Ituri, il y a six autres sites : Bafwambaya, Bafwabango, Bafwanekengele, Bafwasende, Nia-Nia et Bomili.

Selon l’ONU, ceux qui sont exposés au travail des enfants manquent de scolarité, de santé et d’un avenir sûr. Malgré la richesse en minéraux de la RD Congo, la pauvreté est très répandue. Alors que 80 % des enfants commencent l’école primaire, seulement 43 % poursuivent leurs études secondaires. Et seulement la moitié des filles âgées de 15 à 24 ans savent lire et écrire. De nombreux filles et garçons doivent travailler dans des conditions de travail dangereuses avec de longues journées de travail, sont exploités et reçoivent peu ou pas de paiement pour ce qu’ils font.

Guy-Marin Kamandji 

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