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Résurgence du conflit intercommunautaire dans le Tanganyika : Caritas Kongolo plaide en faveur de nouveaux déplacés dans les Territoires de Kabalo et Kongolo PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 24 Novembre 2017 08:07

Des ménages déplacés passant nuit à la belle (Ph. Caritas Kongolo) Kongolo, le 24 novembre 2017 (caritasdev.cd) : La situation humanitaire dans le Diocèse de Kongolo est marquée à ce jour par des mouvements massifs de déplacement des populations dans les Territoires de Kabalo et de Kongolo où le contexte sécuritaire reste volatile et imprévisible suite à la poursuite du conflit intercommunautaire Bantous & Twa (pygmées) dans le territoire de Kabalo et l’activisme, dans le territoire de Kongolo, des groupes armés « HAPA NA PALE » et « MALAIKA » venus respectivement des territoires de Nyunzu et Kabambare. Ce qui a ravivé la psychose dans le chef des populations de ces deux territoires.

 

 

En effet, alors que les populations déplacées du territoire de Kabalo avaient commencé à organiser des mouvements de retour dans les villages d’origine en la faveur de la cessation d’hostilités observées, les miliciens pygmées du territoire de Nyunzu ont de nouveau opéré des incursions dans les zones de retour poussant les bantous retournés qui venaient à peine de s’installer à abandonner une fois de plus leurs villages. C’est ainsi qu’une nouvelle vague de mouvements de déplacements massifs venait de secouer le territoire de Kabalo plongeant davantage ces populations déjà meurtries par les événements antérieurs dans une vulnérabilité accrue.

 

Des conditions humanitaires précaires nécessitant une réponse rapide

Ces personnes vivent dans des conditions précaires qui nécessitent une réponse rapide, principalement dans les secteurs de la sécurité alimentaire, les abris et l’éducation pour lesquels la vulnérabilité a atteint le seuil d’alerte. Ce sont les groupements de Maloba, Nzoa et Mbao qui ont été victimes de cette résurgence des affrontements. Trois personnes atteintes des flèches empoisonnées en sont mortes et des villages ont été incendiés dans cette zone de retour. On a enregistré des centaines de nouveaux ménages déplacés à Lwizi et dans la cité de Kabalo. Quelques écoles de l’intérieur reprenant leurs anciens enseignants et élèves déplacés démunis viennent d’ouvrir momentanément les portes dans la cité de Kabalo. 

D’autres mouvements de retour sont signalés à Kende, Muleke, Longa, Kibembelela I et II, Yuda et Kakola dans le groupement de Kasinge ; à Katelwa, Zovu, Musimbay et Lumbulumbu dans le groupement de Mbuli ; à Kisala, Lwala et Beya dans le groupement de Mbao, à Kayumbu et Kamubangwa dans le groupement de Kabula.Femme veuve déplacée chef de ménage (Ph. Caritas Kongolo)

 

  Il convient de signaler que tous ces déplacés démunis qui retournent n’ont pas bénéficié d’une seule assistance humanitaire durant plus ou moins une année de séjour en déplacement. A leur retour dans les villages d’origine, ils n’ont trouvé ni abris, ni champs, ni autres sources de subsistance. Tout avait été détruit ou pillé.

D’autre part, c’est la cité de Kongolo qui est en train d’accueillir des populations déplacées de Lengwe et Penge dans le territoire de Nyunzu fuyant les combats entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le groupe armé dénommé HAPA NA PALE. On enregistre aussi des déplacés internes qui proviennent des chefferies de MAMBWE (Mbonga, Senge, Kasange, Makutano…), NYEMBO (Mbulula, Kundu, Bigobo, Muzyunda, Sayi…) et NKUVU (Sola, Kilubi, Mabamba, Kateba rond-point…).

L’activisme de HAPA NA PALE et MALAIKA a poussé plusieurs jeunes à s’enrôler dans ces groupes armés, mais les actes de barbaries perpétrées ont poussé d’autres jeunes à s’organiser en une autre milice protagoniste aux groupes cités précédemment, venus respectivement des territoires voisins de Nyunzu et Kabambare. Les MALAIKA se sont affrontés à deux reprises avec les FARDC à Mabamba à la limite avec le territoire de Kabambare dans la province du Maniema. La milice locale de la chefferie de MAMBWE a aussi attaqué les positions de HAPA NA PALE dans le village Kasange.Enfant déplacé traumatisé qui rêve de la vengeance (Ph. Caritas Kongolo)

Les derniers affrontements ayant entraîné même le déplacement des Prêtres ont été signalés ce mardi 21 novembre 2017. En effet, la milice locale de la chefferie de Mambwe a fait appel aux pygmées et HAPA NA PALE de Zongwe et Musebe du territoire de Nyunzu pour attaquer les positions des FARDC à Makutano dans le territoire de Kongolo. Plusieurs villages viennent encore de se vider de leurs populations, notamment les villages de Makutano, Kasange, Moba Lwangali, Mbonga, etc... Ces déplacés vivent de la générosité des familles d’accueil croupissant elles-mêmes dans une vulnérabilité structurelle à Kenya, Zola, Bugana-lwamba, Kibumbu, Kaingwe, Muhuga, etc… Le nombre de ménages déplacés est estimé à plusieurs milliers. Les chiffres exacts seront donnés après évaluation lorsque les conditions sécuritaires pourront le permettre dans les heures qui suivent.

La cité de Kongolo a déjà reçu plus de mille ménages déplacés dont 759 seulement qui se sont faits enregistrés au service des affaires sociales du territoire. Tous ces déplacés sont hébergés dans des familles d’accueil dans une promiscuité qui entame la dignité humaine. Ils vivent de la générosité des populations locales et de petits travaux chez les résidents. Les femmes et filles déplacées se réveillent chaque jour très tôt le matin et sillonnent les artères à la recherche d’un petit job de survie chez les résidents, ce qui ne favorise pas leur protection.

Sur le plan humanitaire, on craint la résurgence de l’insécurité alimentaire en cette période de soudure parce que les denrées alimentaires deviennent de plus en plus rares et les prix ont augmenté. Les populations déplacées ont abandonné les champs et leur élevage pillé par les miliciens chaque fois qu’ils entrent dans un village. Les enfants ont interrompu leurs classes et ne sont pas encore réinsérés dans les écoles des villages d’accueil faute de moyens financiers par les parents qui sont coupés de leurs sources de subsistance. En effet, les besoins urgents exprimés par les déplacés concernent les secteurs des Vivres, Non Food Items/Abris et l’Education. Deux écoles du territoire de Nyunzu reprenant leurs anciens enseignants et élèves déplacés démunis viennent d’ouvrir momentanément les portes dans la cité de Kongolo

La situation humanitaire pourrait se dégrader davantage parce que le contexte sécuritaire reste volatile avec les mouvements des incursions intempestives des miliciens qui menacent quotidiennement de retourner delà où ils ont été refoulés par les FARDC ou encore de progresser vers d’autres localités avec comme point de chute la cité de Kongolo.

Avec la Caritas-Développement Kongolo

 
 
 
 
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