Kinshasa, le 24/09/2017 , il est 25 h 24 connexion
   En bref :
Afrique: Les Evêques s’engagent à être les 1ers artisans et bons gardiens du service de la charité  |  Kinshasa: « la Caritas Congo Asbl est un poumon dont dispose l’Eglise Catholique en RDC pour les plus démunis », déclare l’Abbé Hubert Mondongu du Diocèse de Lolo   |  Tshikapa/Kasaï: Caritas Luebo et l’UNFPA à la rescousse des femmes et filles victimes de violences  |  Transfert des capacités : le projet Shifting the Power vise la communication humanitaire  |  RDC: Caritas et ses partenaires se mobilisent pour assister 140.809 réfugiés centrafricains au Nord-Ubangi et au Bas-Uélé   |  
ACTUALITES
ACTIVITES
RAPPORTS
LIENS UTILES
Magazine Lè...
Image Detail
 
RDC : Le Bureau Diocésain Caritas Uvira et ses deux projets de première importance PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 04 Septembre 2017 07:10

Le personnel du Bureau Diocésain Caritas Uvira, dont M. Jean-paul Ruteye, le responsable, le tout premier à votre droiteKinshasa, le 04 septembre 2017 (caritasdev.cd) : Au sein du Bureau Diocésain Caritas Uvira, dans l’Est de la RD. Congo, deux projets sont considérés comme de grande importance. Il s’agit du Projet d’Appui aux  Comités locaux d’organisation (CLOCS) dans les actions de protection des droits humains et médiation dans les zones isolées du Sud-Kivu  et   du projet monitoring.  Un document à ce sujet a été remis récemment à caritasdev.cd par le responsable du Bureau Diocésain Caritas Uvira, monsieur Jean-Paul RUTEYE, rapporte caritasdev.cd

Selon ce document, le Projet d’Appui aux Comités locaux d’organisation (CLOCS) dans les actions de protection des droits humains et médiation dans les zones isolées du Sud-Kivu apporte un soutien psycho-social aux victimes de violation des droits humains. Ce soutien est d’ordre juridique. Il a trait à l’identification et au référencement vers les autres services existants. Il a aussi trait au  suivi des cas, aux activités de sensibilisation au niveau communautaire  et à celles dites de plaidoyer. Ce projet a comme bénéficiaires directs 130.095 personnes dans 36 communautés isolées, 16 comités locaux d’organisation communautaire regroupant 240 membres /leaders communautaires et 32 agents de l’ordre public et de sécurité.

Suivant le même document, le projet monitoring axe son action sur la   collecte des informations, fait l’analyse et apprête la documentation. Ce projet partage aussi sur des violations des droits humains et sur d’autres gaps dans divers  secteurs humanitaires. 

BDC Uvira : Difficultés et leçons

Les difficultés que connaît le Bureau Diocésain Caritas Uvira portent sur la mobilisation des ressources et le nombre insuffisant du personnel affecté à son service. Lesdites difficultés se rapportent aussi à l’étendue   vaste de la zone d’intervention dudit  Bureau sur 36.000 kilomètres carrés  et à l’enclavement de certains villages ainsi qu’au mauvais état des routes. Les projets  ont donné beaucoup des leçons au Bureau Diocésain Caritas d’Uvira. Celui-ci a retenu l’importance de   la redévabilité, du fait de rendre compte aux bénéficiaires en leur restituant le déroulement des activités et en les faisant participer  aux différentes étapes du projet. Une leçon portant sur la  résilience  insiste que  les bénéficiaires doivent s’approprier les projets. Lors de l’exécution des projets, et ceci est une autre leçon, il faut continuellement faire preuve de beaucoup de souplesse et de clairvoyance pour agir rapidement et efficacement, en tenant compte des aléas climatiques, de l’état des routes, des réalités de  chaque terrain  et de la sécurité volatile. La mise en place d’une base de données, la publication du rapport, l’élaboration du plan de suivi, le renforcement des capacités en matière d’évaluation constituent les autres leçons.

S’impose l’analyse des aspects positifs et négatifs à différents niveaux du processus,  prenant en compte des réponses données par des personnes- ressources ayant participé à la mise en œuvre du projet, à travers  un guide d’entretien qui leur a été, pour ainsi dire, administré.

A votre gauche, M. Delphin Menghe Selemani, Coordonnateur de Caritas Uvira, et un agent du Bureau Diocésain Caritas Uvira

Faciliter l’échange d’expérience avec les autres Caritas du réseau

Pour 2018, les souhaits du Bureau Diocésain Caritas Uvira sont  ainsi résumés : recevoir des réponses rapides aux projets envoyés, faciliter l’échange d’expériences avec les autres Caritas du réseau et  mobiliser les ressources en vue de répondre aux besoins des personnes vulnérables.

Le Bureau Diocésain  Caritas Uvira ( le bureau des urgences de la Caritas Uvira) compte un directeur, un assistant directeur, un attaché aux urgences et des chargés de projets.

Au nom de tous les bénéficiaires et de la Caritas diocésaine Uvira,  monsieur RUTEYE, le      Responsable, a adressé un  merci à tous les bailleurs  qui  appuient cette structure de la Caritas-Développement Uvira. À d’autres bailleurs potentiels, il a lancé le message suivant lequel ce Bureau a des nécessiteux à assister, des vulnérables auxquels venir en aide, sans oublier  que  les problèmes humanitaires dans le Sud  du Sud –Kivu ne sont pas médiatisés comme ceux du  Nord-Kivu, du  Kasaï, du Sud –Soudan, de la  Syrie, etc. Parmi les problèmes d’ordre humanitaire dans le diocèse de Uvira, monsieur RUTEYE a cité les conflits interethniques récurrents dans le Territoire d’Uvira qui sont liés d’une part au pouvoir coutumier et d’autre part aux agriculteurs affrontant les éleveurs, source de tension particulièrement entre anciens et nouveaux chefs coutumiers.

Il y a aussi les affrontements interethniques dans le groupement de Bujombo dans les moyens et hauts plateaux d’Uvira. Cela  a provoqué d’importantes vagues des déplacés en mai 2017, soit plus de 4.227 ménages déplacés internes.

Des affrontements entre miliciens mayi mayi Yakutumba et les FARDC (armée gouvernementale) ont eu lieu en fin juin et début juillet 2017. Ces affrontement ont   eu pour conséquence d’importantes vagues de déplacés de l’axe Lutumbi –Nyange (6 .641 ménages déplacés), Lulimba –Kiloembwe  (9.360 ménages) et le littoral du lac Tanganyika. Ceci donne un total de 16.001 ménages déplacés internes.

Ce déplacement a été accompagné par des actes de  violation grave des droits humains.

L’accueil des déplacés internes en provenance  de Shabunda dans le Territoire de Mwenga a été assuré. Il s’est agi de 3.457 personnes à Mwenga, à Ngondo, etc.

Présence des refugiés burundais sur le sol  congolais  au  niveau des Territoires d’Uvira et  de  Fizi

Le contexte actuel dans le diocèse de   Uvira est dominé par la présence des refugiés burundais sur le sol  congolais, dans un contexte de blocage politique au pays de Nkurunzinza.

Les Territoires d’Uvira et de Fizi dans la province du Sud-Kivu (RDC) accueillent depuis avril 2015 des demandeurs d’asile burundais, fuyant les violences et les violations de droits humains dans leu pays d’origine. Depuis cette date, plus de 40.000 citoyens burundais ont traversé la frontière  et sont actuellement enregistrés avec la biométrie sur le sol congolais. A ce nombre s’ajoutent environ 7.500 refugiés qui attendent d’ être enregistrés et qui vivent dans des familles d’ accueil, dont la plus grande partie se trouve dans la plaine de la Ruzizi. Ces 7.500 refugiés burundais ne sont pas assistés, parce que non  encore enregistrés par le HCR. Ils vivent dans des familles d’accueil.

Le camp de Lusenda est actuellement saturé,  car il était prévu pour une capacité de 18.000 refugiés. Il en accueille actuellement 28.528.

Ces refugiés burundais sont présentement installés dans une grande promiscuité dans les centres de transit de Kavimvira et de Mongé Mongé, le poste de regroupement de Sange et  le camp de réfugiés de Lusenda. Ces camps sont tous saturés et les refugiés vivent dans une grande promiscuité, en attendant une relocalisation vers un site plus convenable. Les autorités locales ont octroyé aux réfugiés burundais un site à Mulongwe (situé à 17 km de Baraka et 25 km de Fizi, dans le Sud-Kivu), d’une superficie de 600 Ha, pouvant abriter jusqu’ à  30.000 refugiés avec des terres exploitables en agriculture au voisinage du site.

M. Joseph Kiala de Caritas Congo Asbl reçu à la Caritas Uvira par le Coordonnateur Delphin Menghe

Bureau  Diocésain Caritas Uvira en fonctionnement depuis plus de 20 ans

Le Bureau Diocésain Caritas  Uvira a commencé à fonctionner avec l’afflux des refugiés burundais et rwandais en 1993-1994. Depuis octobre 1993, le Territoire d’Uvira  a traversé une situation difficile. Ce dernier a été jadis considéré comme un oasis de paix par les populations rwandaises et burundaises plongées dans des guerres ethniques. En juillet 1994, les événements qui ont suivi la mort du président Habyarimana au Rwanda et la victoire du mouvement rebelle Front Patriotique Rwandais sur les Forces Armées du Rwanda ont mis dans l’errance une marée humaine de refugies rwandais qui ont investi tout le Territoire d’Uvira avec plus de douze camps abritant près de 325.433 refugiés. Ceci a représenté la moitié de la population autochtone.

Le Bureau Diocésain  Caritas Uvira a joué plusieurs rôles avec la signature du protocole d’accord avec l’UNHCR Uvira.  Il s’est occupé de la distribution des vivres aux refugiés burundais et rwandais, du service social, du service médical, de la construction des abris aux refugiés, de la distribution du bois de chauffe, de l’encadrement des enfants non accompagnés, etc.

Assistance aux rapatriés spontanés congolais  en provenance de la Tanzanie et du Burundi

Le Bureau Diocésain Caritas Uvira a aussi joué un rôle important dans l’assistance aux déplacés internes et retournés dans le secteur de la sécurité alimentaire. Après ces deux guerres, le Bureau Diocésain Caritas Uvira a assisté les rapatriés spontanés (congolais) en provenance de la Tanzanie et du Burundi. Il   a    assuré l’assistance aux prisonniers et  aux lépreux et il a apporté l’aide aux enfants mal nourris, oeuvré pour la réinstallation et la stabilisation des populations retournés. Il a accordé une assistance médicale aux populations du diocèse d’Uvira. Il a réhabilité les bureaux de  Caritas-Développement Uvira, quelques immeubles et quelques chambres des paroisses pour accueillir les prêtres. Il a réhabilité des écoles, dont les classes ne pouvaient pas permettre la prise en charge scolaire des enfants. Ce Bureau a fourni un certain nombre des pupitres et des fournitures scolaires.

Outre le  projet d’appui aux comités locaux d’organisation (CLOCS) dans les actions de protection des droits humains et médiation dans les zones isolées du Sud-Kivu et le Projet monitoring, le Bureau Diocésain Caritas Uvira  mène divers autres projets. Ceux-ci sont entre autres :  le projet  Aide Humanitaire pour les sinistres causés par les inondations de février 2015 dans le quartier Songo, préparation et mitigation des risques : Diocèse d’Uvira, Territoire d’Uvira, Sud-Kivu en RDC, le projet : DDR III et le Projet Accompagnement au projet BMZ 2014. Il y a aussi le projet BMZ 2014, le projet de renforcement des capacités et le projet dit EA 08-2017. A projet de ce dernier projet il s’agit d’une  Assistance d’urgence  à 600 ménages des réfugiés burundais et 1.000 ménages des réfugiés sud-soudanais, des rapatriés spontanés et des familles d’accueil dans le diocèse de Mahagi-Nioka et Uvira dans les provinces du Haut-Uélé et du Sud-Kivu en RD. Congo.

De notre Envoyé spécial à Uvira, JOSEPH KIALA

 
 
 
 
www.joomlatutos.com
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
Aujourd'hui :
281
Hier :
391
Semaine :
3612
Mois :
10461
Total :
822454