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RDC : Leçons que doit tirer Caritas Congo Asbl dans le domaine de la nutrition PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 02 Mai 2017 06:47

Des bénéficiaires sensibilisés par monsieur Hubert DIAMFU (chemise claire)  sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant   dans la Zone de santé de Kasenga / diocèse de Kilwa-Kasenga, dans l’ex-KatangaKinshasa, le 02 mai 2017 (caritasdev.cd) : Superviseur  dans le cadre du programme Nutrition de Caritas Congo Asbl au sein du Service de Promotion de la Santé et ce depuis quelques années, Hubert DIAMFU estime que les  plus grandes leçons que Caritas  Congo Asbl doit tirer dans le domaine de la nutrition sont entre autres le fait que les  besoins sont nombreux en RD. Congo sur ce plan et que le financement reçu des bailleurs n’équivaut pas à ceux-ci. Lors d’une interview accordée le 24 avril 2017 à caritasdev.cd à Kinshasa, et à lire in extenso ci-dessous, sur ces leçons,  monsieur Hubert DIAMFU   fait aussi part    de l’intérêt pour Caritas Congo Asbl de collaborer avec les Caritas sœurs du Nord qui peuvent lui prêter  mains fortes pour faire face aux problèmes nutritionnels du pays. Caritas Congo Asbl doit  chercher à constituer  des fonds propres qui peuvent lui permettre d’intervenir en cas de besoin est une autre leçon que doit tirer cet organe technique de l’Episcopat en RD. Congo, suivant le Superviseur Hubert DIAMFU, rapporte caritasdev.cd

Question (Q ) : Vous travaillez  comme Superviseur  dans le cadre du programme Nutrition de Caritas Congo Asbl au sein du Service de Promotion de la Santé et ce depuis quelques années. Vous avez effectué plusieurs descentes sur terrain.   Comme Superviseur,   quelles leçons avez-vous depuis retenues dans le domaine de la Nutrition ?

Réponse (R ) : La malnutrition est un problème réel dans notre pays. Très souvent, les victimes sont les enfants issus des familles très pauvres, notamment  les orphelins,  les filles -mères et leurs enfants ainsi que les personnes atteintes de la tuberculose et du VIH/sida. Avec la Caritas Congo Asbl, au début, nous intervenions   dans le cadre de la prise en charge des cas de malnutrition aiguë sévère. Pour le moment, nos interventions sont plus orientées vers la prévention de la malnutrition chronique.

Q : Dans le même ordre d’idées, qu’est-ce que vous avez retenu  en ce qui concerne les bénéficiaires ?

R : C’est la joie que nous partageons tous entre  interface du projet  et familles  bénéficiaires de l’intervention. Dans certains coins reculés de notre pays, il y a des personnes de faible niveau d’instruction, niveau exacerbé par des croyances aux mythes, attribuant la cause de la malnutrition à la sorcellerie ou à un mauvais sort. Cependant, un bon accueil, une bonne collaboration avec les enfants souffrant de la malnutrition, leurs familles ainsi que l’implication des autorités locales, des leaders religieux et des leaders d’opinion conduit à une adhésion massive de la population au paquet d’intervention mis à sa portée, pour enfin  aboutir  aux  résultats satisfaisants.

Q :  Comme autres parties prenantes avec lesquelles vous avez eu à travailler dans le domaine de la lutte contre la malnutrition figurent des partenaires comme  l’Unicef et Pooled Fund. Avez-vous un mot à leur sujet ?

R : Nos partenaires sont très préoccupés par la situation sanitaire et nutritionnelle de notre population. Ils mènent le plaidoyer pour obtenir des fonds  en faveur de la malnutrition. Ils nous accompagnent pour une bonne mise en œuvre dans le respect des normes nationales en la matière  et ce à travers les réunions, visites programmatiques et évaluations. Ils n’hésitent pas  à entrer en contact avec les bénéficiaires pour partager leur peine et leur joie. Cependant, une fois que le projet arrive à son terme, les incertitudes commencent   sur la continuité ou non des activités. C’est une période stressante où l’on sent nos efforts s’amenuiser, surtout quand on sait que la communauté ne change pas de comportement en un temps record. Qu’à cela ne tienne, nous sommes obligés de nous surpasser  et  de nous adapter à la volonté des bailleurs qui parfois envoient les fonds selon leurs zones  préférées où  parfois les prévalences  sont faibles.

Monsieur Hubert DIAMFU (tricot blanc) aux côtés du représentant de l’ambassade de Suède en RDC et d’une délégation de l’Unicef,   en visite  programmatique des activités de la nutrition à assise communautaire dans la Zone de santé de Kapolowe/ diocèse de Lubumbashi (dans l’ex-Katanga)

Q : Les Caritas diocésaines,  où vous vous rendez sur terrain souvent dans le cadre des activités concernant la nutrition, travaillent énormément avec vous. Y a-t-il de votre quelque chose à ire à leur propos ?

R : Nos Caritas  diocésaines font  partie de la grande famille Caritas. Elles travaillent intensément pour le bien-être des vulnérables. Elles savent se dévouer, ont le sens du respect des normes gouvernementales et désirent  parfaire leur connaissance dans le domaine de la nutrition, à travers un accompagnement de proximité.

Q : Caritas Congo Asbl s’est engagée depuis plus de 5 ans dans  la lutte contre la malnutrition avec son programme Nutrition au Service de Promotion de la Santé (SPS). Quelles leçons  Caritas Congo Asbl doit-elle, selon vous, avoir  tirées depuis dans ce cadre ?

R : Caritas Congo Asbl est un partenaire de taille du Gouvernement congolais et de l’Unicef dans le domaine de la nutrition. Les plus grandes leçons que Caritas  doit tirer dans le domaine de la nutrition sont les suivantes :

  • Les besoins sont nombreux dans notre pays dans le domaine de la nutrition et le financement que nous recevons des bailleurs n’équivaut pas à ces besoins ;
  • L'intérêt pourcet organe technique de l’Episcopat catholique dans le pays à collaborer avec les Caritas sœurs du Nord qui peuvent prêter main-forte à Caritas Congo Asbl pour faire face aux problèmes nutritionnels du pays ;
  • Caritas Congo Asbl doit  chercher à constituer  des fonds propres qui peuvent lui permettre d’intervenir en cas de besoin.

Nous sommes sans oublier que la malnutrition est l’apanage des familles pauvres. De même que nous pensons aux vulnérables  comme les vieillards, les personnes avec handicap, les démunis, les orphelins et les rejetés de la société humaine, les victimes des violences sexuelles, nous avons intérêt à subvenir aux besoins des  enfants malnutris et à  prévenir la malnutrition chronique chez les enfants de 1.000 premiers jours. Sans quoi,  les conséquences sont  fâcheuses pour eux et pour l’ensemble de la communauté congolaise.

Q :  Voulez-vous vous parler sur les autres partenaires de la Caritas Congo Asbl dans le programme de Nutrition, qui sont les Zones de santé et le PRONANUT provincial ?

R : Nous avons   une bonne collaboration avec le PRONANUT national, provincial  et les Zones de santé dans lesquelles nous avons mené des interventions.

Le PRONANUT a toujours soutenu Caritas Congo Asbl dans la formation des acteurs intervenant dans la mise en œuvre du projet. Le PRONANUT  a toujours été aux côtés de Caritas Congo Asbl pour faire respecter les normes en vigueur dans notre pays. Nous assurons des supervisions conjointes  ainsi que les évaluations des activités.

Quant aux Zones de santé, elles sont très motivées  pour travailler avec Caritas Congo Asbl,  eu égard aux normes, procédures et à  la transparence au sein de la Caritas.

Même après le désengagement de Caritas Congo Asbl, les Zones continuent à mener les activités et assurent le rapportage.  Mais hélas, elles finissent par  baisser les bras faute d’appui en intrants et en carburant ! Ce qui met un point final aux activités du projet.

Notre souhait serait d’avoir des fonds de réserve qui permettraient à nos diocèses de poursuivre avec les supervisions et d’encourager les Zones de santé à mener  les activités de sensibilisation et de surveillance nutritionnelle.

Des femmes allaitantes de la Zone de santé de Kapolowe/ diocèse de Lubumbashi,  lors d’un entretien  sur l’analyse des causes de la malnutrition

Q : Qu’est-ce que veut dire Superviseur quand on parle nutrition dans le cas du  programme Nutrition du SPS/Caritas Congo Asbl ?

R : C’est essentiellement un « booster » dans le renforcement des capacités de nos Caritas diocésaines et des Zones de santé. Nous apportons un soutien dans la capacitation des acteurs  et assurons un accompagnement dans la mise en œuvre du projet pour faire croître l’expérience de nos collègues des diocèses et des Zones de santé, en rapport avec les normes et procédures aussi bien du ministère de la Santé publique, de Caritas Congo Asbl que du bailleur des fonds.

Q : Avez-vous quelque chose à dire ou à ajouter vous tenant à cœur à la fin de cette interview sur  le programme Nutrition de Caritas Congo Asbl comme aspect que n’a pas abordé la présente interview ?

R : Notre point d’ancrage  reste la pérennisation des acquis du projet. Nous espérons obtenir l’implication et l’appropriation des activités du projet de la part des chefs des villages/ quartiers, chefs des groupements, chefs des secteurs/ chefferies, des administrateurs du Territoire et du Gouverneur  de la province d’intervention.


Propos recueillis par JOSEPH KIALA

 
 
 
 
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