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RDC: 64,5 millions USD pour un million de déplacés dans les Kasaï, lancent l’ONU et des humanitaires PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 26 Avril 2017 13:33

Des déplacés épuisés par la marche à pied, transitant à Mwaka pour rentrer à Dekese (Ph. Caritas Mweka)Kinshasa, le 26 avril 2017 (caritasdev.cd) : «Je viens aujourd’hui auprès de vous, auprès de nos donateurs, auprès des populations du Congo et de tous ceux et celles qui ont le Congo dans leur cœur, à travers l’Afrique et le monde, pour lancer ce jour un appel pour des fonds humanitaires d’urgence. Cet appel de fonds humanitaire d’urgence se chiffre à 64,5 millions américains». Ces propos sont ceux du Coordonnateur humanitaire en RDC, Mamadou Diallo, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, animé mardi 25 avril 2017 à Kinshasa. Cet appel fait suite à l’impact humanitaire des violences dans le grand Kasaï, au centre de la République Démocratique du Congo (RDC), impact demeurant extrêmement préoccupant.


Ce montant est celui estimé par OCHA et par les organisations humanitaires comme étant la somme nécessaire pour pouvoir apporter une aide d’urgence et multiple aux personnes qui sont affectées par les affrontements entre miliciens Kamuina Nsapu et forces de l’ordre.  Ces personnes « sont estimées actuellement à peu près 731.000 au cours de six prochains mois, à la fois déplacées mais également celles dans les familles d’accueil», a indiqué Mr Diallo.


Plus de 62.000 nouveaux déplacés internes ont été signalés depuis une semaine dans le grand Kasaï. Cela porte le nombre total de déplacés à 1,09 million, s’inquiète le Bureau de Coordination des Actions Humanitaires de l’ONU (OCHA) en RDC.

Dans un rapport daté du 20 avril 2017, OCHA-RDC note que ces déplacements se produisent quotidiennement en fonction de l’évolution géographique du conflit. A ce jour, les principaux « hotspots » du conflit se trouvent dans les territoires de Luebo et Mweka (province du Kasaï) ; Luiza (province du Kasaï Central) et Luilu, Kamiji ainsi que dans la ville de Mwene-Ditu (province du Lomami).

Si aucune nouvelle alerte n’a été enregistrée dans les provinces du Kasaï Oriental, Sankuru, Haut-Lomami et Lualaba au cours de la période couverte par ce rapport, il n’en demeure pas moins qu’elles fassent aussi partie de la zone touchée par cette crise humanitaire.


Que le processus de pacification prenne également compte l’aspect humanitaire, recommande la Conférence Episcopale Nationale du Congo


Dans une déclaration sur la situation socio-politique actuelle de la RDC datée du 20 avril 2017, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) déplore des affrontements sanglants qui ont opposé les Forces de l’ordre aux miliciens se réclamant du défunt chef coutumier Kamuina Nsapu. « Des violences d’une rare cruauté ont causé de nombreuses pertes en vies humaines et des destructions des infrastructures publiques et ecclésiastiques. La CENCO dénonce et condamne fermement ces actes ignobles », perpétrés récemment dans le Grand Kasaï, particulièrement dans l’Archidiocèse de Kananga et dans les Diocèses de Mbujimayi, de Luebo et de Luiza.

Tout en saluant les efforts de réconciliation déployée par le Gouvernement central avec l’appui de la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la Stabilisation de la RDC) afin de ramener la paix dans le Grand Kasaï, la CENCO recommande vivement que ce processus de pacification prenne également en compte l’aspect humanitaire. Pour les Evêques, ce processus doit s’étendre sur l’ensemble de la région sinistrée afin de favoriser l’accès aux populations meurtries.


Que font Caritas Congo et ses Bureaux Diocésains ?

A l’instar des autres acteurs humanitaires, les Agences Catholiques présentes en RDC sont aussi engagées dans la recherche d’une réponse humanitaire en faveur de ces populations du Kasaï. C’est le cas de Caritas Congo Asbl et Caritas International Belgique engagées dans le plaidoyer et la mobilisation des fonds afin de venir en aide à ces nombreuses personnes qui ne savent à quel saint se vouer.

Sur le terrain, les Caritas diocésaines et paroissiales opérationnelles dans ces provinces sinistrées apportent très modestement à certains déplacés des abris (bâtiments paroissiaux), de l’eau potable et quelques rares nourritures. Et tout cela, malgré l’insécurité dont elles sont elles-mêmes victimes ! Des membres d'une Caritas paroissiale apportant de la nourriture aux déplacés au Diocèse de Mweka


Position du Gouvernement congolais

Au cours d’un point de presse tenu lundi 24 avril dernier, le porte-parole du Gouvernement congolais a déploré également des « atrocités indescriptibles » perpétrées « depuis 9 mois par des bandes terroristes opérant sous la dénomination de milices Kamuina Nsapu », semant la mort et la désolation au sein de la population de l’espace kasaïen. Des forces de défense et de sécurité, y compris des enquêteurs de l’ONU et leur interprète ont aussi été tués par « ce nombre indéterminé de bandes de malfrats qui revendiquer l’étiquette de Kamuina Nsapu », a poursuivi le Ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende.

« Aussitôt informées de premiers incidents survenus au Kasaï-central, les autorités de la RDC n’ont ménagé aucun effort pour traquer tous les auteurs d’actes pénalement répréhensibles dans l’espace kasaïen, les arrêter et les déférer comme il se doit devant les juridictions compétentes qui, à leur tour, jugent et condamnent ceux d’entre eux reconnus coupables », a déclaré le ministre Lambert Mende.  « Il est dès lors du devoir de toutes les institutions, notamment de l’Exécutif national de mettre un terme à l’action déstabilisatrice de ces groupes terroristes», a-t-il conclu.

Guy-Marin Kamandji


 
 
 
 
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