Kinshasa, le 27/03/2017 , il est 11 h 01 connexion
   En bref :
Mahagi / Ituri : fournitures des vivres (Prière de lire dans APPELS D'OFFRE)  |  Mahagi / Ituri: Transport des biens des entrepôts de la paroisse de Aba vers le site de distribution à Mëri (Prière lire dans APPELS D'OFFRE)  |  Diocèse de Basankusu: Mgr Joseph Mokobe fixe les actions prioritaires pour relancer la pastorale en 2017  |  RDC : Majorité et Rassemblement pas d’accord hier sur le mode de désignation du 1er Ministre  |  RDC : Nomination d’un nouveau Secrétaire Exécutif de la Caritas Congo ASBL par le Comité Permanent de la CENCO  |  Kinshasa: recrutement d'une Maison de consultance (Cliquez sur APPELS D'OFFRES)  |  
ACTUALITES
ACTIVITES
RAPPORTS
LIENS UTILES
Mois de la ...
Image Detail
 
Caritas et l’UNICEF sensibilisent les milieux scolaires et parascolaires pour la consolidation de la paix à Ubundu PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 18 Juin 2015 06:40

Photo de famille avec la ministre provinciale de l'Education (Ph. Caritas Kisangani)Kisangani, le 18 juin 2015 (caritasdev.cd) : 4.258 élèves et 1.277 autres enfants en milieux parascolaire dans les Sous-Divisions éducationnelles d'Ubundu 1 et 2, en Province Orientale, sont visés par un projet d’appui  à la consolidation de la paix par la sensibilisation. Ce projet a été récemment  lancé à Kisangani, en présence de la Ministre provinciale en charge de l’Education, Mme Niki. Il est financé par l’UNICEF et exécuté par la Caritas-Développement Kisangani, sous la supervision de Caritas Congo Asbl.


L’objectif global de ce projet est de contribuer à la prévention, à la gestion des conflits et à la promotion d’une culture de la paix en RDC, en particulier dans le territoire d'Ubundu, à travers le plaidoyer, la mobilisation sociale et la communication pour le changement de comportement au niveau des individus et  de l’environnement de l’enfant et de l’adolescent (familles, communautés, institutions, politiques).     

Les chefs d’établissements de 28 écoles primaires, 137 enseignants, 100 Autorités locales et leaders religieux, 10 Organisations de la Société civile locale et 20 confessions religieuses sont également ciblés par ledit projet.

Divers conflits dans le milieu éducatif

Selon une étude sur les conflits réalisée en 2012 par Search For Common Ground avec l’appui de l’Unicef dans la Province Orientale et particulièrement dans le Territoire d’Ubundu, les conflits les plus fréquents sont : les conflits fonciers, l’éducation, les conflits ethniques/tribales, les conflits de voisinage, la sorcellerie. Au sein du secteur éducatif, l’étude a relevé aussi certains conflits les plus fréquemment cités lors de l’enquête comme le paiement des frais scolaires, les abus sexuels, l’état des infrastructures, la corruption, les travaux forces, la distance à parcourir par les élèves, le tribalisme, le partage de la prime etc.

Dans le domaine éducatif , selon l' « Éducation et Conflits », Une étude menée par Search For Common Ground dans 4 provinces de la RDC , " Partout, ce sont les mêmes problèmes qui sont vécus au sein des écoles de différentes provinces : mauvaise gouvernance du corps enseignant, « points sexuellement transmissibles », détournement des aides, incapacité à payer les frais scolaires, travaux imposés aux élèves, mauvaise qualité des prestations des enseignants, disputes pour la répartition des salaires et des primes, partage d’un seul bâtiment pour deux écoles, etc." Il existe des conflits au sein des communautés qui ont un impact sur l'éducation des enfants et les écoles peuvent, par certaines pratiques, participer à la prévention, résolution pacifique  des conflits ainsi qu’à la promotion d’une culture de la paix et de cohésion sociale.

En outre, en Province Orientale, il existe plusieurs carrières des mines d’or et de diamant. Des enfants à l’âge scolaire, préfèrent travailler dans les carrières minières afin de trouver facilement l’accès à l’argent au détriment de leur éducation, voire de leur santé. Par ailleurs, la vente des boissons alcoolisées et autres stupéfiants dans les carrières sont à l’origine de plusieurs cas de violences et délinquances juvéniles dans ces carrières. En dehors de ces conflits, on devra également mentionner quelques barrières à la scolarisation des enfants et adolescents, notamment : la faible disponibilité des infrastructures scolaires, des  équipements, la faible accessibilité financière, la faible qualification des enseignants, la non adaptation du contenu des enseignements, …autant de facteurs qui influencent l’exclusion des enfants à l’école.

Pour rappel, à Ubundu comme ailleurs, l’éducation est perçue comme étant un facteur de paix, car les élèves qui ont étudié sont, d’après les communautés, moins souvent impliqués dans les conflits. Ubundu est une zone agricole avec une grande  forêt contenant  des éléphants. Il y règne donc le commerce d’ivoire. Il y a également des miliciens d’un certain colonel autoproclamé Thoms qui sèment la terreur. La population est composée de trois tribus principales : les Mituku, les Lengola et les Bakumu. Il y a des arabisés venus du Maniema qui se sont installés dans une chefferie en amont du fleuve. Ce qui crée des conflits liés à l'occupation des terres avec les autochtones.

Le rapport d’étude «Global Mapping of Communication for Development Interventions in Peacebuilding and Conflict Transformation» de l’UNICEF, publié en mars 2013, souligne bien le rôle important que joue l’éducation dans la consolidation de la paix.

Plaidoyer, mobilisation sociale et communication pour le changement de comportement

La Caritas Congo Asbl préconise alors des actions susceptibles de conduire à un changement de comportement au niveau des individus, des communautés et de l’environnement de l’enfant et de l’adolescent. Ces actions auront comme focus 28 écoles avec 137 salles de classes et 4.258 élèves, actuellement en partenariat avec l'UNICEF dans la Sous-Division Educationnelle d’Ubundu. Cela, afin d’assurer la synergie avec d’autres activités de l’éducation appuyées par l’Unicef dans la même zone et éviter ainsi la duplication.

Ces actions sont résumées en trois axes stratégiques suivants : le plaidoyer, la mobilisation sociale et la communication pour le changement de comportement. Ainsi, sur le plan du plaidoyer, le projet s’attèlera notamment à développer des plans d’actions à partir des analyses des conflits, en collaboration avec les leaders communautaires (les leaders traditionnels, religieux, politico – administratifs, de la police, de l’armée et les responsables des groupes, associations et autres mouvements organisés localement).

Le but sera de faciliter la réduction des préjugés entre les membres des communautés comme prévention aux conflits violents et  encourager les gens à mieux accepter les autres et leurs différences ethniques,  culturelles, religieuses et physiques. Les autres actions dans ce domaine porteront sur la formation des  leaders communautaires/opinion pour la promotion de la culture de la paix et, la résolution pacifique et prévention des conflits, ainsi que sur l'organisation des plaidoyers auprès des leaders et responsables dans les communautés, sans oublier l'organisation des réunions et Barzas avec les leaders communautaires pour prévenir des conflits en gestations.


Il est question de promouvoir une communication inclusive et porteuse de paix durable dans une zone sujette à divers conflits. Le projet s’attèle alors à activer à la construction d’un dialogue ouvert et d’une communication visant à construire, à consolider la paix, à promouvoir une éducation inclusive, qui renforce les valeurs sous-tendant des relations positives et harmonieuses entre les individus, les communautés, les institutions.

Par ailleurs, les responsables des structures organisées (Confessions religieuses, ONG, Établissements scolaires, Medias, culturelles…) joueront un rôle de premier rang en ce qui concerne la sensibilisation des jeunes, des femmes et hommes dans les communautés. Plusieurs moyens seront utilisés dans ce domaine, notamment : les  Formations/débats et causeries éducatives ; l'organisation des activités ludiques et culturelles (Football, Théâtres, musique folklorique..) ; la production des spots audio, affiches, dépliants, banderoles et autres supports de communication ; la sensibilisation des responsables scolaires pour la protection des enfants en milieux scolaire et extrascolaire pour prévenir, réduire, gérer les conflits et promouvoir la paix.

Enfin, un appui sera apporté aux activités de communication à travers les medias, activités culturelles et récréatives, en partenariat avec les associations des femmes, jeunes et adolescents. Ces  actions facilitent la réconciliation et la cohabitation pacifique si elles impliquent  les membres des communautés en conflits de manière à bâtir un pont entre les communautés, transformer leurs relations, empêcher les conflits violents et poser les fondements d’une paix durable.

Guy-Marin Kamandji


 
 
 
 
www.joomlatutos.com
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
Aujourd'hui :
45
Hier :
370
Semaine :
45
Mois :
12536
Total :
741122