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Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu : continuation des activités dans les associations grâce à l’appropriation par les bénéficiaires PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 04 Juillet 2011 12:54

Les femmes ex-combattes de KivuKinshasa, le 04 juillet 2011 (caristasdev.cd) : Les bénéficiaires du  Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables du Sud-Kivu  ont réussi son appropriation. Cela justifie aujourd’hui, suivant une note d’information que caritasdev.cd a reçue à ce sujet,  la continuation des activités liées à ce Projet dans les associations.  Les femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu  se sont  mises corps et âme pour une bonne durabilité dudit projet, rapporte caritasdev.

Le Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu a  contribué à la réduction de la vulnérabilité des bénéficiaires par le renforcement de leurs Activités génératrices de revenu. Ces dernières ont reçu un appui matériel et aussi un accompagnement technique de proximité. Le premier appui en mode individuel a  consisté en kit individuel selon le choix dans les activités de transformation, élevage et agriculture. Le deuxième appui en mode Associatif  concerne des activités choisis de commun accord par les femmes sur orientation des encadreurs et du superviseur du projet. Ceci en  tenant compte de trois éléments de la faisabilité, des exigences du milieu  et des activités préconisées par le bailleur (transformation, élevage et agriculture).

 

- Nouvelle vision

Le Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu a apporté une nouvelle vision dans le chef des celles-ci et elles comprennent la nécessité des actions posées par lui en général. Ces femmes réalisent que les projets ont une fin,  mais les multiples problèmes de la vie sont à gérance quotidienne.  D’où, elles ont pris à sa juste mesure l’importance de mettre du sérieux dans ces appuis, de travailler consciencieusement pour le pérenniser. En effet, leur survie en dépend, si elles ne veulent pas s’exposer à  la mendicité. Cette action de conscientisation a été menée chaque jour. Finalement, ce projet en mode associatif est  une réussite pour les femmes bénéficiaires. En effet, à ce jour on compte 3 associations qui fonctionnent à Bukavu et 2 à Uvira. Elles sont à l’oeuvre dans la fabrication du savon, dans le domaine du  restaurant et de la boulangerie.


- Réinsertion socio-économique des familles monoparentales vulnérables des ex-combattantes démobilisées

Rappelons que le projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu  avait comme objectif  la réinsertion socio-économique des familles monoparentales vulnérables des ex-combattantes démobilisées dans le cadre du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion en sigle PNDDR,  à travers l’accès aux possibilités d’emploi durable. Ce projet a commencé en décembre 2009 et a pris fin en novembre 2010. Il a eu comme rayon    d’action Uvira et  Bukavu au Sud-Kivu avec 150 femmes bénéficiaires dont 130 femmes démobilisées, 20 membres de communauté d’accueil, parmi lesquels 2 hommes.

Le Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu  a été exécuté par la Caritas Bukavu, financé par la Banque Mondiale et l’Unité d’Exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion en sigle UEPN-DDR.


Campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles

Une des chevilles ouvrières  du  Projet spécifique des femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu a été madame Annie MBUYI. Celle-ci  a joué dans le projet le rôle de Superviseur,  avec suffisamment des taches à remplir. Ces tâches sont la planification des activités programmées, le recrutement et la gestion du personnel du projet, la gestion des fonds affectés à l’exécution de ce dernier, l’exploitation des rapports des encadreurs, la tenue des réunions pédagogiques. Ces tâches ont aussi porté sur le suivi des réalisations sur terrain, la production des rapports mensuels, le suivi de la consommation  des postes budgétaires avec les services des finances, les visites de terrain, la tenue des réunions avec les associations des femmes en collaboration avec  l’agence de liaison de l’UEPN-DDR Bukavu. Le recrutement du personnel du Projet s’est déroulé en respectant tout le processus, à savoir la  publication de l’offre, la sélection des candidatures retenus et convoquées, le test écrit, l’interview et la signature du contrat. La supervision sous la direction de madame Annie MBUYI a  lancé et mené la campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles. Des formations en Activités Génératrices de Revenus, l’alphabétisation et la formation de sensibilisateurs contre les violences sexuelles ont eu lieu. La préparation du dossier de passation de marché pour les achats de kit individuel et collectif  a été suivie à la lettre avec l’appui technique des services de logistique et de comptabilité. Mme Annie MBUYI a aussi organisé la réception, emmagasinage et  la distribution aux bénéficiaires.

Les femmes ont été organisées  par groupe de 25 membres dans des associations, en vue de la réalisation d’une activité génératrice de revenu communautaire. L’équipe du projet les a suivies de près par des conseils. Elle a accordé l’assistance à titre personnel à certaines d’entre ces bénéficiaires dans le cadre du social (visites dans les cas de maternité ou de deuil).  Les bénéficières dudit projet ont pris part  à la marche de la journée de la femme, le 08 mars 2010 à Bukavu. A cette occasion,  le Projet a produit des t-shirt, des banderoles, acheté  un motif de pagne distribué pour la circonstance,  etc. pour donner à cette participation des  femmes ex-combattantes vulnérables au Sud-Kivu  plus de visibilité. La médiatisation de cette activité particulière du projet a été assurée  par la presse du Sud-Kivu (RTNC, RTVGL/Radio télévision des Grands Lacs, radio MAENDELEO, radio OKAPI, Agence catholique  DIA).   En même temps a été lancée la campagne de sensibilisation contre les violences sexuelles dans le cadre dudit projet. Ce dernier  bénéficie  de la collaboration d’autres services diocésains comme le centre OLAME, la Commission Justice et Paix, dans le domaine de la  formation des sensibilisateurs sur les violences sexuelles. Il bénéficie aussi de la collaboration des services de l’Etat comme la Division des Affaires Sociales au Sud-Kivu (DIVAS). Celle-ci a travaillé avec  l’équipe du projet pour  la formation en alphabétisation.

Un des défis du projet est qu’on arrive à renforcer le côté  matériel de travail dans chaque association et qu’on assure  un suivi accompagnement  en vue de s’en tenir à la gestion des activités. L’on croit savoir qu’à ce stade ce qui compterait est la pratique journalière dans la tenue des livres de la petite comptabilité de ces associations. Il faut entendre par là la bonne tenue des documents comptables, la maîtrise du marché, l’amélioration de la qualité des biens produits et/ou des services rendus.


- Rentabilité

La notion la plus importante, comme le sait très bien l’équipe du projet,  est celle de la rentabilité.  L’on  quitte le caractère humanitaire de l’action vers le caractère purement financière. Par ailleurs, l’évaluation du projet  ne  tiendra pas seulement compte de son exécution, mais aussi de la  rentabilité des associations  qui  sera mesurée par rapport aux profits réalisés par les activités gérées par elles d’abord et ensuite aux  effets produits directement dans le chef des ménages des bénéficiaires. Cela veut dire concrètement  ce que les femmes gagnent à la fin du mois et avec ce gain  quels problèmes elles résolvent et   à quelle proportion, par rapport au point du départ.


JOSEPH KIALA

 
 
 
 
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