30/05/2020
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Kinshasa, le 16 mars 2020 - (caritasdev.cd) - : Les femmes employées à la Caritas Congo Asbl sont appelées à l’excellence dans leur travail. La personne qui a interpellé celles-ci à ce propos est madame Sandra Senga Belanza, agent de la Caritas nationale, qui a été interviewée par caritasdev.cd le 12 mars 2020, sur la Journée internationale des droits de la femme, en cette année en cours. Dans cette interview, à lire ci-dessous en intégralité, elle a indiqué à cette occasion que les femmes agents à la Caritas Congo Asbl, là où elles se trouvent, ne reculent pas lorsqu’elles ont l’opportunité d’assumer de grandes responsabilités, rapporte caritasdev.cd

Question ( Q) : La Journée internationale des droits de la femme édition 2020 a eu deux thèmes, un sur le plan international et un autre sur le plan national. Quels sont ces thèmes et est-ce que vous pouvez dire un mot sur chacun d’eux ?

Réponse (R ): Le premier thème a été ainsi libellé : « Je suis de la Génération Egalité : Levez – vous pour les droits des femmes ! ». Ce thème incite la femme à prendre conscience de qui elle est réellement. Elle est un être créé à l’image de Dieu au même titre que l’homme.  Il y a égalité sur ce point de vue, tous deux homme et femme sont d’abord des êtres spirituels et ils ont les mêmes capacités. Le problème est que la femme doit prendre conscience de qui elle est véritablement et ne pas seulement se fier à ce que la société lui fait croire qu’elle est. Le thème « Levez-vous pour les droits des femmes  »  pousse la femme qui a pris conscience de son identité à se lever pour qu’à son tour elle défende les droits des femmes chaque fois qu’il y aura inégalité ou injustice.

En d’autres termes, nous avons la femme qui prend conscience de qui elle est et cette dernière doit poser des actes pour défendre les droits des femmes, partout où celles-ci se trouvent.

Q : Abordons le thème de ladite Journée tel que formulé sur le plan national. Que devons-nous retenir ?

R : Ce thème national formulé par les autorités congolaises est ainsi présenté : « Congolaises et Congolais, levons –nous pour défendre les droits des femmes ».  Pour ceux qui ont circulé dans la ville de Kinshasa la Journée du 8 mars 2020, ils ont pu constater avec moi que cette journée était plus une journée de réjouissances que de réflexions sur le respect des droits de la femme en RDC. Le thème invite le peuple congolais ou l’homme congolais et la femme congolaise en particulier à se pencher sur cet aspect des droits des femmes congolaises. La question que nous devons nous poser  est celle-ci : est – ce que les droits des Congolaises sont réellement respectés ? Si tel n’est pas le cas, il nous faut voir comment revendiquer les droits des femmes chacun là où il se trouve.

Q : Comment avez-vous en famille passé cette Journée du 8 mars ?

R : Je n’ai rien de spécial à signaler à ce sujet. Ce fut un dimanche comme les autres. Le matin, j’ai été à la prière. De retour, à la maison, j’ai préparé pour les enfants, et le soir, j’ai raccompagné ma nièce à Ma Campagne, un quartier de la commune de Ngaliema, à Kinshasa. Le transport était très difficile, avec des embouteillages jusque tard dans la nuit. Tout au long de la journée, j’ai envoyé des texto ou messages à quelques amies pour leur souhaiter une bonne fête.

Q : Vous êtes agent à la Caritas Congo Asbl, pensez-vous que la femme est valorisée dans cette Caritas nationale ?

Lors d’une mission de service, Mme Sandra Senga, une femme en dialogue permanent avec diverses couches de la population

R : Je pense que la femme qui travaille à la Caritas Congo Asbl est valorisée. Cependant, nos Pères les Evêques pourraient aussi un jour élever une femme au niveau de l’ « Espace Secrétariat Exécutif » ou des Coordinations (Service Promotion de la Santé ou SPS, Service Promotion de la Solidarité et du Partage ou SPSP et Service Promotion du Développement ou SPD).

Actuellement, nous avons à la Caritas nationale des femmes respectivement Chargée des programmes, Assistante financière, Chargée de suivi & évaluation, Responsable du Centre d’Accueil Caritas ou travaillant à la communication. Trésorière, caissière, Assistante administrative sont aussi des secteurs où la femme travailleuse est présente à la Caritas Congo Asbl… Cependant, il y a encore des efforts à fournir pour que la femme occupe de postes de direction (coordination des Services ou direction de Cellules).

Q : Quel est en ce jour votre message à la femme travailleuse de la Caritas Congo Asbl ?

R : Je demanderai aux femmes de la Caritas Congo Asbl d’exceller dans leur travail, chacune là où elle se trouve et de ne pas reculer lorsqu’elles ont l’opportunité d’assumer de grandes responsabilités.

Q : Est-ce que vous avez un mot à dire aux femmes de votre pays, de votre continent, l’Afrique, et du monde, concernant la Journée internationale des droits de la femme ?

R : La femme doit savoir que son combat date de très loin. Déjà, dans l’histoire de la création (Genèse 3.15), Dieu dit ceci au serpent à propos de la femme  : «  Je mettrai l’inimitié entre toi et la femme… »

La femme doit savoir que le diable ne l’aimera jamais. Voilà pourquoi il y a tant d’inégalités entre l’homme et la femme. Cela, même dans le milieu religieux. Souvent, la femme vient en deuxième position dans l’Eglise. Donc, la femme doit effectivement se lever pour défendre ses droits. Mon voeu est que la Journée internationale des droits de la femme ne soit pas seulement une journée de réjouissances, mais une journée où les femmes posent quelques actions pour conscientiser les autres femmes sur leurs vraies valeurs dans tous les secteurs : écoles ou enseignement, universités, monde du travail, famille ….

Q : Quel est votre travail à la Caritas Congo Asbl ? Peut-on vous connaitre  ?

R : Depuis 2016, je suis une Chargée du suivi et évaluation au Projet GAVI OSC RSS2 visant la récupération des enfants et des femmes enceintes non ou insuffisamment vaccinés, au sein du Service de Promotion de la Santé ou SPS. J’ai commencé à travailler à la Caritas Congo Asbl en mai 2011, en qualité de Superviseur au Programme de Nutrition. Je suis mariée à monsieur Paul Belanza et mère de 4 enfants, dont un seul   garçon. Je suis nutritionniste de formation et Déléguée syndicale à la Caritas Congo Asbl depuis novembre 2017.

Mme Sandra Senga (tricot blanc) , une femme préoccupée par la question de la défense des droits des femmes

Q : Quelles sont les leçons que vous avez tirées dans votre travail en menant vos activités comme Chargée de suivi et évaluation ?

R : C’est une grande responsabilité. En effet, le Chargé de suivi est comme la personne tenant le tableau de bord du projet. C’est celle-ci qui met en garde les équipes, si les indicateurs ne sont pas bons. C’est un travail qui demande d’avoir de bonnes relations avec les collègues de terrain. En effet, le gros du travail est réalisé par les équipes de terrain. Une bonne collaboration favorise le climat de travail et encourage les collègues de terrain à   continuer à travailler parfois jusqu’aux heures supplémentaires non rémunérées.

 

Propos recueillis par JOSEPH KIALA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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