28/02/2020
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Goma, le 07 janvier 2020 (caritasdev.cd): La Caritas -Développement Goma avec l’appui financier de CAFOD met en place un projet dénommé « Projet de Soutien à l’Esprit d’entreprise et autonomisation de la femme dans la ville de Goma (PSEEAF) ». Le projet cible 1050 bénéficiaires et en grande partie les femmes dans et autour de la ville de Goma dont 450 membres des groupes solidaires et 600 membres des groupes SILC.

3 fomation des bénéficiaire sur le traitement des plaintes

Selon René Mushamuka Chiza, le Chef du Projet PSEEAF Microcrédits et SILC à la Caritas Goma, le projet cible en grande partie les femmes en vue de leur autonomisation, c’est-à-dire rendre ces femmes autonomes et capables de se prendre en charge, de prendre en charge leur destinée économique, professionnelle, familiale et sociale. On note également que l’argent gagné par les femmes dans leurs AGRs leur permet d’accéder aux soins de santé, d’améliorer l’alimentation de leurs enfants, de prendre en charge leurs frais scolaires, de mieux les vêtir et s’habiller etc… Il a été observé aussi que de ce fait, la femme participe à la prise des décisions dans son ménage ; raison pour laquelle il est souhaitable d’assister les femmes à la recherche d’un emprunt.

Les bénéficiaires membres des groupes solidaires bénéficient directement des microcrédits de la Caritas-Développement Goma d’un montant progressif et variable selon les cycles. Pour octroyer les microcrédits, la Caritas Goma utilise la méthodologie des groupes solidaires en se basant sur les principes ci-après : les montants des crédits octroyés restent limités ; les prêts sont renouvelés avec des montants croissants ; la durée des crédits est courte, en général inférieure à 1 an; les remboursements sont bimensuels et suivis avec rigueur ; la connaissance de l’emprunteur et de sa moralité compte plus que toute chose ; l’usage de crédit est généralement assez libre, en général, il sert à financer une activité génératrice des revenus ; la Caritas Goma va vers les bénéficiaires et ceux-ci se choisissent par affinité.

Avec cette méthodologie des crédits solidaires, les bénéficiaires membres des groupes solidaires ne disposent d’aucune garantie matérielle. Pour compenser l’absence de garantie matérielle, les emprunteurs se constituent en groupe de 15 à 25 personnes et se portent « caution solidaire », ceci implique que si un des membres du groupe ne rembourse pas son crédit, les autres devront rembourser à sa place.
En dehors des groupes solidaires, le projet PSEEAF de la Caritas – Développement Goma accompagne aussi les bénéficiaires membres des groupes SILC ou CECI (Savings Internal Lending Communities ou Communautés d’Epargnes et des Crédits Internes). Les membres des Groupes SILC/CECI ne bénéficient pas du microcrédit de la Caritas ; par contre ils se rencontrent chaque semaine dans des réunions pour épargner puis à travers les épargnes constituées, le groupe accorde les crédits à ses membres. Les membres contribuent aussi à parts égales à une caisse de solidarité pour assister les autres membres en difficultés. A la fin du cycle du groupe SILC/CECI qui est inférieur à 1 an, les épargnes et les intérêts accumulés sont partagés aux membres au prorata de leurs parts.

Il est important de signaler que depuis le mois de mai 2019, la Caritas Goma a amorcé le processus de mise en place d’un mécanisme des plaintes et de feedback pour le projet PSEEAF. Ce processus soutenu par CAFOD vient dans le cadre d’apporter une réponse au gap observé à l’issu de l’auto-évaluation effectuée en date du 25 au 26 février 2019 en vue d’identifier les forces et faiblesses en développement des programmes, suivi, évaluation et apprentissage au sein de la Caritas Goma. Aussi, il contribue à asseoir la redevabilité de la Caritas Goma vis-à-vis des communautés qu’elle accompagne dans différents programmes.

Grâce au mécanisme des plaintes et de feedback, la Caritas Goma s’aligne derrière les mesures de sauvegarde ou de protection visant à prévenir les situations où des individus peuvent utiliser leur pouvoir pour abuser ou exploiter une autre personne notamment les bénéficiaires de leurs actions. Ainsi la Caritas s’assure que son personnel est à l’abri des risques d’abus et d’exploitation sexuels à l’endroit des personnes, femmes, hommes et enfants, dans les communautés où il travaille.

Avec Caritas-Développement Goma

 

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