28/02/2020
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Beni, le 26 décembre 2019 (caritasdev.cd) : « Ils attendent la mort. Peut-être que ce sera eux demain, ou après-demain. ». Kahindo a perdu dix membres de sa famille à cause du virus Ebola, dont sa mère. Kahindo elle-même était malade et terrifiée. Une fois guérie, elle reconnait avoir été sauvé, elle et sa famille, grâce aux vivres leur apportés par la Caritas. L'histoire se passe à Mangina, une Zone de Santé située à 28 km de la ville de Beni, au Nord-Kivu. C’est la suite d’une série de reportage réalisé par une équipe de Caritas Internationalis, en collaboration avec Caritas Congo Asbl, que caritasdev.cd vous propose ci-dessous.

 « Au moment où ma mère est décédée, dit-elle, toute la famille avait des symptômes et les agents de santé nous ont tous emmenés au centre de soins de l’Ebola. J’avais tellement peur. Nous avions tous peur. Plus de vingt personnes mouraient chaque nuit. »

Cette épidémie, la deuxième en gravité de l’histoire, a tué plus de la moitié des personnes infectées.

« Je ne sais pas pourquoi j’ai survécu et les autres non », dit-elle avec perplexité. Heureusement, ses enfants en ont tous réchappé.

La vie après l’Ebola

Faible et affligée, Kahindo est rentrée chez elle, pour retrouver ses voisins et sa famille qui l’ont évitée. « Je me suis sentie abandonnée », dit-elle. « Dans ma tête, je me sentais si seule. »

Alors, les travailleurs de Caritas sont venus et ont expliqué gentiment à la famille, qu’il lui restait, qu’elle n’était plus contagieuse. Ils ont mis en place un approvisionnement mensuel de riz, de haricots, d’huile et de sel.

Kahindo dit que les vivres de Caritas ont sauvé sa famille. « Sans ça, nous serions peut-être déjà morts », murmure Kahindo. Elle apporte son aide maintenant dans une crèche soutenue par Caritas, où les enfants des patients atteints de l’Ebola sont vaccinés et surveillés pendant 21 jours, ce qui leur donne de bonnes chances de survie.

« Je voulais restituer l’aide des gens qui se sont occupés de moi », explique-t-elle. Travailler avec les enfants est aussi important pour elle que pour eux, et donne un sens à l’objectif d’aider son propre processus de guérison.
Ecrit par Harriet Paterson /Photos de Tommy Trenchard

 

 

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