28/02/2020
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Gdabolite, le 29 octobre 2019 (caritasdev.cd) : Plusieurs milliers des personnes sont actuellement sans abris dans le Nord-Ubangi. En cause, la montée des eaux de la rivière Ubangi, consécutive aux pluies abondantes depuis la mi-octobre, ayant provoqué des inondations dans plusieurs villes de cette province. Les Territoires de Mobayi-Mbongo, Bosobolo, Businga, Yakoma, Zongo, y compris la Mairie de Gbadolite sont particulièrement touchés.

A titre illustratif, Mobayi-Mbongo compte plus de 5.000 personnes sans-abris depuis le 15 octobre 2019. « Les cimetières, installations hygiéniques  sont dans l'eau. Les sinistrés vivent dans des conditions déplorables. Certains logent dans des familles d’accueil ; d’autres à la belle étoile », déplore Mme Farida, Directrice de la Caritas Molegbe. Cette dernière plaide pour une aide d’urgence à ces sinistrés.

Des réfugiés centrafricains et des fammiles d'accueil victimes des inondationsau quartier Kumbu et Ziamba à Mobayi-Mbongo
Des réfugiés centrafricains et des familles d'accueil victimes des inondations aux quartiers Kumbu et Ziamba à Mobayi-Mbongo

Même tableau sombre du côté de la ville de Zongo. Selon le rapport de la coordination urbaine de « veille humanitaire », 7.646 personnes, dont 124 réfugiés centrafricains, sont à ce jour sans abris, notamment dans la commune de Nzulu.

Le Maniema, la ville de Kinshasa… aussi victimes des inondations

Le Nord-Ubangi n’est pas la seule province frappée par les inondations. Le Kasaï et la ville de Kinshasa font également face à des pluies exagérément abondantes. Et il y a un mois, une pluie diluvienne qui s’était abattue sur la province du Maniema avait laissé plus de 2.600 ménages sans abris depuis le 24 septembre. Le service de la Protection Civile, en collaboration avec la Caritas Kindu, avait  fait état de onze écoles et une structure sanitaire détruites.

A Kinshasa, les pluies depuis le mois de septembre dernier ont provoqué des dégâts énormes dans plusieurs communes, y compris des pertes en vies humaines. Lorsque les eaux de pluie s’en vont en divagation dans des bureaux des banques, des stations-services jusqu’à l’entrée du Gouvernorat au centre-ville, que dire des quartiers généralement mal lotis de la cité. C’est la preuve de l’absence d’un système adéquat de canalisation des eaux de pluie, aggravé par l’incivisme qui pousse les uns à boucher des collecteurs publics au profit de leurs maisons, et les autres à y jeter toutes sortes d’ordures, surtout en plastique.

Guy-Marin Kamandji

 

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