20/08/2019
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Kinshasa, le 12 juin 2019 (caritasdev.cd): Le 12 juin de Chaque année, le monde célèbre la journée mondiale contre le travail des enfants. Aujourd’hui, 152 millions d’enfants sont encore astreints au travail des enfants. Le travail des enfants est présent dans pratiquement tous les secteurs, mais 7 de ces enfants sur 10 travaillent dans l’agriculture. Les enfants exercent de travail forcé dans plusieurs secteurs et domaines entre autres : travail domestique et dangereux, responsabilité sociale, dans le secteur des entreprises, l’agriculture, conflits armés, exploitation sexuelle, traite des enfants, travail dans les mines et carrières, etc.

Interviewé par cartasdev.cd, plusieurs Kinois ont donné quelques pistes de solution pour lutter contre cette pratique de travail des enfants dans le secteur éducationnel. Sont mis en cause, les facteurs suivants : manque d’emploi des parents, la mort des parents, la non scolarisation des enfants. Ces enfants sont ainsi engagés dans des pires formes de travail pour avoir ne fût-ce qu’un pain pour leur survie, s’est exprimée une dame.

Action contre le travail des enfants

La principale nécessité, la plus urgente, est la promotion de l'éducation. Il est inconcevable qu'une nation parvienne à la prospérité et au succès sans se préoccuper de ce problème capital et fondamental qui est l’éducation des enfants.

L'éducation et les arts de la civilisation apportent l'honneur, la prospérité, l'indépendance et la liberté à un peuple et à son gouvernement, a fait savoir Mr Kutshi Mbala, Enseignant dans une école communautaire Nouveau Jardin.

« Nous observons aussi chez les petits enfants des signes d'agressivité et de résistance aux règles du fait qu’ils sont toujours soumis au travail forcé. Ces tendances indésirables s'intensifient progressivement et ils grandissent avec. Il est donc clair que l'émergence de ce sens naturel de la dignité humaine et de l'honneur est le résultat de l'éducation », a souligné pour sa part Madame Bahati Mashuuda, Secrétaire de la fédération des filles, femmes autochtones du Congo :

En guise de rappel, l'Organisation Internationale du Travail et les pays signataires se sont engagés à agir immédiatement pour interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants. Cette convention a été la plus rapidement ratifiée de l'histoire de l'OIT depuis sa création en 1919. En 2019, l’Organisation internationale du Travail célèbre 100 ans de progression de la justice sociale et de promotion du travail décent.

Par ailleurs, depuis sa création en 1992, l’IPEC a mis en œuvre différentes structures pour atteindre son objectif, comme par exemple: la promotion de programmes nationaux de réforme des politiques, le renforcement des capacités institutionnelles, la mise en place de mesures concrètes d’élimination du travail des enfants ; des campagnes de sensibilisation, de mobilisation visant le changement d’attitude sociale, la promotion de la ratification et la mise en œuvre effective des conventions de l’OIT. Ces efforts ont conduits au retrait de centaines de milliers d’enfant du travail, à des mesures de réhabilitation et de prévention au retour au monde du travail. En complément à ces actions directes menées de toutes parts, de substantielles recherches statistiques et qualitatives, des analyses juridiques et politiques, des programmes de suivi et d’évaluation ont permis d’accumuler une vaste base de connaissances en matière de données statistiques, de méthodologies, d’études thématiques, de bonnes pratiques, de matériels de formation et de guides divers.

Le cri d'alarme de l'Organisation internationale du travail

Les chiffres montrent que l'esclavage n'a pas disparu, puisque quelque 5,7 millions de jeunes sont asservis ou sont forcés de travailler. Ces enfants ont souvent beaucoup de problèmes pour obtenir de l'aide, non seulement parce qu'ils sont jeunes, mais aussi parce qu'ils ne possèdent aucun certificat de naissance ou papiers officiels et qu'ils sont donc "invisibles" aux yeux des autorités.

"Les formes les plus dangereuses de travail des enfants dépassent largement nos estimations précédentes", s'alarme l'OIT. Sept enfants sur dix travaillent dans des exploitations agricoles, souvent pour une production locale destinée à leur propre famille. Mais environ 10 millions d'enfants (en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud) travailleraient pour une activité d'exportation, c'est-à-dire, in fine, pour des entreprises occidentales. Les secteurs les plus exposés à ce genre de pratique sont le textile, la fabrication des tapis, la récolte de tabac ou de cacao à destination de grands groupes internationaux.

 

Paris Mona

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