22/04/2019
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Bondo, le 15 avril 2019 (caritasdev.cd) : Caritas Congo Asbl a organisé le mois dernier une évaluation initiale pour mieux connaître les vrais besoins des réfugiés centrafricains et des familles d’accueil dans le Diocèse de Molegbe (dans la Province du Nord-Ubangi) et celui de Bondo (Bas-Uélé). L’objectif était de déterminer les stratégies opérationnelles du Projet AA-2019 soumis au Ministère des Affaires Étrangères Allemand (AA). Ce projet est financé par la  Caritas Allemagne, avec l’appui technique de Caritas Congo Asbl. Cette mission s’ est déroulée sur les sites de Monga, Nzerret, Mbito, Kanzaw, Yakoma, Lima, Satema et Kotakoli.

Après échange en groupe entre l’équipe de Caritas avec les réfugiés et les familles d’accueil, ces derniers ont exprimé leurs besoins en quatre catégories : Sécurité alimentaire, Articles Ménagers Essentiels (AME) et abris, Santé et nutrition ainsi que la Logistique.


La situation humanitaire en termes des articles ménagers essentiels (AME) est préoccupante pour les réfugiés centrafricains se trouvant dans tous les camps. En effet, les enquêtes ménages réalisées indiquent un score global de 4,0. Le score NFI est un outil mis en place par le Cluster NFI et abris pour mesurer le niveau de vulnérabilité d’un ménage à considérer pour une intervention. Le seuil acceptable est la note 0 qui veut dire faible vulnérabilité relative ou pas de problème. Si le seuil est compris entre 3et 3.9, c'est-à-dire que le ménage a une vulnérabilité aigue et modérée. Si le seuil est compris entre 4 et 5, cela veut dire que le ménage a une vulnérabilité aigue et sévère. Selon le RRMP, le seuil d’intervention considéré est de 3.5.


Concernant le besoin en abri, en 2017 quand les réfugiés centrafricains sont arrivés en RDC, ils logeaient dans des églises, écoles, marchés publiques ou étaient ensuite accueillis dans des maisons de la population hôte. Actuellement, le HCR et son partenaire Terre Sans Frontière ont construit 100 Abris en tôles dans chaque site, notamment à MONGA, NZERRET, MBITO, KANZAWI, NDU. Ensuite, 100 autres abris avec les matériaux locaux. A présent, le problème d’abris reste un champ à fuiter.


Quant aux besoins sanitaires, la solution passe par l’approvisionnement en eau potable, en produits pharmaceutiques de base et l’augmentation de nombre de Centres de Santé tout en tenant compte de la population à desservir.


Concernant le besoin en logistique, beaucoup d’humanitaires se plaignent de la logistique dans le Bas-Uélé pour apporter de l’aide aux réfugiés qui vivent presque sans assistance depuis deux ans. Cette situation est due à l’impraticabilité des routes qui mènent vers les différents sites où vivent ces derniers.


Pour rappel, les réfugiés sont dépourvus de tout, sauf les tenues qu’ils portaient depuis la fuite des atrocités à la RCA. Ils se localisent dans les contrées de Nord-Ubangi et de Bas-Uélé depuis le mois de mai 2017. Ils reconnaissent tous qu’ils ont été bien accueillis par les autochtones qui ont compati à leurs misères en partageant avec eux nourritures, logements, médicaments, lits et moyens de production (terre, outils, matériels de pêche, etc.). Quelques-uns ont été enregistrés et disposent de documents officiels du UNHCR ; mais il reste encore beaucoup qui ne le sont pas, alors que depuis tout ce temps, quelques-uns d’entre eux ont pu bénéficier des quelques aides de la part des humanitaires.
Mlle Hornella Ngonga (Stagiaire)

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