26/03/2019
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Bunia, le 10 décembre 2018 (caritasdev.cd) : Alors que l’on croyait le mal exorcisé après  61 jours passés sans un seul cas de  la maladie à Virus Ebola (MVE) dans la Province de l’Ituri,  voilà qu’un nouveau  cas été signalé le 1er décembre dans la cité de Komanda, située à 60 Km de Bunia, chef- lieu de la Province. Au 06 décembre 2018, un total de 7 cas étaient déjà confirmés.  Cette fois la maladie a frappé dans une école qui compte plus de 200 élèves et qui se trouvent du coup menacés par ce mal qui n’épargne personne. Parmi les malades, on retrouve également un nouveau–né.

 Selon le BDOM/Caritas Bunia qui a donné l’information, le nombre des contacts à suivre se chiffre à 349 personnes, dont il faudra prélever les signes vitaux tous les jours pendant 21 jours. L’inquiétude est grande pour le personnel soignant du Centre de Santé de BDOM/Caritas qui reçoit les malades et qui manque de matériel de protection. Selon le Ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga, « à ce jour, 44 agents de santé ont été contaminés, soit 9% du nombre total des cas, parmi lesquels 12 sont décédés », lors d’une conférence de presse tenue le 06 décembre 2018.

 Mais, la riposte s’organise bien avec le Délégué de Caritas Congo Asbl, arrivé jeudi 06 décembre à Bunia pour appuyer la Caritas Bunia à réactiver ses dispositifs de riposte.

 

458 cas d’Ebola signalés avec une mortalité de 59 % (271 décès)

 Il sied de préciser que l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans les Provinces du   Nord Kivu et l’Ituri a été déclarée le 1er août 2018 par le Ministère de la Santé, soit quelques 6 jours après la fin de celle de l’Equateur. A ce jour,  458 cas ont été signalés avec une mortalité de 59 % (271 décès).

 Il faut aussi dire que l’épidémie a mobilisé grandement la communauté humanitaire tant nationale  qu’internationale. Mais l’insécurité qui empêche les acteurs humanitaires  de se déployer dans la zone constitue un défi et un frein sérieux au succès de la lutte, malgré d’importants moyens engagés.

 A l’insécurité s’ajoutent les préjugés et les croyances qui font que certaines personnes niant l’existence d’Ebola ou ne faisant pas confiance à la médecine s’en remettant à la prière et aux charlatans et se présentent tardivement aux structures médicales ou meurent carrément en communauté, entretenant ainsi des foyers d’épidémie. Il en est de même des agressions perpétrées par les tenants de la thèse négationniste d’Ebola contre les  équipes chargées de procéder aux funérailles dignes et sécurisées des victimes.

 Caritas Congo Asbl

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