22/04/2019
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Kinshasa, le 16 novembre 2018 (caritasdev.cd): Plusieurs titres traités les médias figurent sur la revue de presse de ce vendredi 16 novembre 2018. Il s’agit notamment des expulsés congolais qui vivent dans la misère dans le Kwango, 25 000 cas de choléra recensés en 10 mois, de l'opposition congolaise réunie à Bruxelles pour tenter de sauver l'unité, de Vive tension hier à l’Unikin: 2 étudiants décédés, 8 policiers grièvement blessés et 12 véhicules endommagés, Kinshasa : Des membres de familles des prisonniers et exilés politiques dont ceux de M. Katumbi et D. Ndongala ont déposé un mémorandum à la CENCO.

  1. URGENCES, DEVELOPPEMENT ET SANTE
  • Le phare : Expulsés d’Angola, des Congolais plongés dans la misère au Kwango

Depuis le mois d’octobre 2018, des milliers des Congolais expulsés de l’Angola manu militari, atterrissent sans défense, dépouillés de leurs biens dans la province congolaise du Kwango, frontalière de ce pays. Les autorités de la RDC, surprises par la reprise de ce mouvement massif d’expulsion à partir de l’Angola, sont restées inactives, se contentant comme le soulignent les ONGs la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) et Cause rurale de simples déclarations et gémissements comme c’est fut le cas avec les expulsions de Brazzaville. Ces regrets ont été formulés hier, 15 novembre 2018, lors d’un point de presse tenu concomitamment au siège de la VSV, dans la commune de Kasa-Vubu, par trois ONGs de défense des droits de l’homme : la VSV, Cause rurale et le RMDD (Réseau Migrations, Dignité et Développement).

  • radio okapi: RDC : 25 000 cas de choléra recensés en 10 mois.

Plus de 25 000 cas de choléra, dont 857 décès, ont été identifiés pendant les dix derniers mois de l’année 2018. L’épidémie a touché principalement 21 des 26 provinces de la RDC, selon un rapport conjoint ministère de la Santé et OMS, dont une copie est parvenue à Radio Okapi jeudi 15 novembre. Les premiers cas de choléra ont été recensés en janvier 2018. D’après ce rapport, plus de 80% des cas ont été notifiés dans huit provinces :Kasaï-Oriental, Nord-Kivu, Sud-Kivu,Tanganyika, Mai-Ndombe, Kongo-Central, Kasaï, Kinshasa. D’autres cas ont été par ailleurs notifiés dans le Haut-Katanga en septembre et en octobre. L’épidémie s’est étendue aussi dans le Haut-Lomami. A la suite d'une riposte organisée par le ministère de la Santé et ses partenaires, une tendance à la baisse a été observée dans certaines localités. Malheureusement, la résurgence de l’épidémie a été notifiée dans certains anciens foyers, à la suite de la persistance de certains facteurs de risque favorisant la transmission, indique le rapport. C’est en 2017 que la RDC a connu l'une de ses pires épidémies de choléra depuis des dizaines d'années. 1132 personnes en sont décédées et plus de 53 600 cas suspects ont été recensés, selon un dernier bilan officiel. Le choléra est un problème de santé publique majeur en RDC, où une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

2. POLITIQUE ET SOCIETE

  • RFI: L'opposition congolaise réunie à Bruxelles pour tenter de sauver l'unité

Les opposants congolais Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Martin Fayulu se rencontrent ce jeudi 15 novembre à Bruxelles trois jours après le retrait de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de l’accord de Genève sur une candidature commune de l’opposition. Dans un premier temps, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Adolphe Muzito devraient renouveler leur soutien à Martin Fayulu. Après le séisme de lundi avec le retrait de Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi de l'accord de Genève, il faut sauver l'union ou ce qu'il en reste. Confirmer que Martin Fayulu reste leur candidat à la présidentielle et qu'ils appelleront leurs électeurs à voter pour lui. Vu le poids électoral de l'ancien vice-président du Congo en Equateur et celui de l'ex-gouverneur du Katanga dans les provinces du Sud-Est, ce soutien devrait redonner de l'épaisseur à Martin Fayulu. Mais tous concèdent qu'il faut élargir cette coalition. Des contacts auraient déjà été pris avec d'autres candidats à la présidentielle. Le chef du parti Congo pour la justice par exemple, Théodore Ngoy, ou encore l'indépendant Alain Daniel Shekomba. Les leaders de l'opposition doivent aussi définir leur stratégie d'action. Comment continuer à mobiliser autour du rejet de la machine à voter et du fichier électoral par exemple ? La condition sine qua non d'une élection crédible selon eux, alors que la campagne électorale commence dans dix jours, le 22 novembre.

 

  • Forum des As : Vive tension hier à l’Unikin: 2 étudiants décédés, 8 policiers grièvement blessés et 12 véhicules endommagés

Tout en présentant ses condoléances, le Commissaire provincial de la Police interdit l’usage d’armes à feu sur les sites universitaires. Selon un communiqué du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, signé par le commissaire provincial et commandant ville, Kasongo Kitenge Sylvano, les manifestations de colère organisées par les étudiants de l’Université de Kinshasa (Unikin) contre la grève des professeurs ont causé la mort de deux étudiants, 8 policiers grièvement blessés, endommagé 12 véhicules dont 3 appartenant à la police et 9 aux privés. Dans le même document, la police interdit l’usage d’armes à feu lors des interventions sur les sites universitaires.

En guise de rappel, les étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ont caillassé hier jeudi 15 novembre après-midi le bâtiment de cliniques universitaires pour manifester leur colère à la suite du décès de leur camarade blessé par balle lors de la manifestation estudiantine de la semaine dernière.

« Ils [étudiants] sont arrivés aux cliniques universitaires, où ils ont caillassé le bâtiment de cliniques universitaires et des véhicules qui sont dehors […] On nous informe que vers les facultés, il y a des pneus qui sont en feu », a témoigné Freddy Biamungu, un des médecins de cette institution sanitaire.

3. EGLISE

  • 7 sur 7 : Kinshasa : Des membres de familles des prisonniers et exilés politiques dont ceux de M. Katumbi et D. Ndongala ont déposé un mémorandum à la CENCO

Quelques dizaines de membres de familles de prisonniers et exilés politiques ont pris d’assaut ce jeudi 15 novembre 2018, le siège de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, « CENCO », pour exiger leur libération. Conduite par Patricia Ndongala, la femme d’Eugène Diomi Ndongala, ces familles ont déposé un mémorandum intitulé « où est ton frère? », à l’attention des évêques catholiques. « La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement », ont écrit ces familles aux princes de l’église catholique. Selon ces différentes familles, l’aboutissement d’un processus électoral heureux et apaisé, passe notamment par la libération de tous ces prisonniers politiques. Elles ont dans la foulée fait quelques recommandations aux évêques, notamment la mise en place d’une structure permanente au sein de la CENCO pour assurer un suivi soutenu en ce qui concerne la décrispation politique et le retour des exilés.

 

Paris MONA

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