15/11/2019
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Kisangani, le 12 novembre 2018 (caritasdev.cd) : formés par des experts du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) et du Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PNMLS) invités par la Caritas Congo Asbl, en collaboration avec la Caritas Internationalis, des leaders religieux ainsi que des prestataires des soins de la Province de la Tshopo ont été formés récemment dans l’identification des cas de Sida pédiatrique et dans la mobilisation des communautés pour le diagnostic ainsi que le traitement précoces des enfants vivants avec le VIH/SIDA.  

Après Kisangani (qui avait également accueilli les représentants d’Ubundu), cet atelier de renforcement des capacités des participants susmentionnés a été dupliqué pour les leaders religieux et prestataires de soins deux autres Zones pastorales de l’Archidiocèse de Kisangani : Yangambi et Banalia.

Ci-dessous, les propos recueillis par caritasdev.cd auprès de quelques leaders religieux, qui ont affirmé leur engagement à appuyer cette lutte contre le VIH/SIDA pédiatrique dans la Province de la Tshopo.

 Abbé Maximilien Lobanga
Abbé Maximilien Lobanga

Monsieur l’Abbé Maximilien Lobanga, Curé nommé de la Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire de Kisangani : « De cet atelier, j’ai retenu que les enfants  victimes de VIH/SIDA sont perdus, parfois oubliés dans la nature, et ne sont pas pris en compte sérieusement dans des communautés. Alors, avec cet atelier, j’ai retenu que nous , en tant que communauté réunie ici, nous devons nous engager pour aider, orienter les  enfants victimes de VIH/SIDA à pouvoir aller vers les centres de santé en vue d’une prise en charge sérieuse, afin  de donner la chance à ces enfants de pouvoir grandir et de vivre assez longtemps ».

Mr Amri Kiyombo, Adjoint de l’Imam Provincial, s’est dit très satisfait d’avoir participé à cette formation. « En tant que leader religieux, j’ai d’abord représenté ma communauté dans cet atelier. Nous avons appris énormément des leçons par rapport à la prise en charge de l’enfant vivant avec le VIH/SIDA. Dès que je rentre au niveau de la base, je vais faire la restitution, former des leaders à notre niveau. Il y a des Imams qui se retrouvent par moments en Conseil Théologal », a affirmé l’adjoint de l’Imam Provincial de la Tshopo.   « Je vais aussi former la jeunesse musulmane et sensibiliser les mamans », a –t-il conclu

Major Godefroid Dumbu, Représentant Armée du Salut
Major Godefroid Dumbu, Représentant Armée du Salut

Satisfaction aussi de la part, Major Godefroid Dumbu, Représentant Armée du Salut : « En tout cas, c’est pour nous un sentiment de satisfaction. Nous comptons d’abord faire la restitution auprès de nos bases, ensuite organiser des réunions de sensibilisation pour atteindre un bon nombre des enfants malades et les orienter vers les structures se santé. »

Résumant l’activité réalisée, le Coordonnateur National du Service de Promotion de la Santé (SPS) de la Caritas Congo Asbl a indiqué qu’il s’agissait d’une formation des leaders religieux qui cohabitent avec les prestataires de soins.

Dr Jean Munongo, Coord. Nat. SPS
Dr Jean Munongo, Coord. Nat. SPS

« Le but de la formation est de leur donner un bagage assez pratique afin de comprendre que l’épidémie du VIH/SIDA est un problème de santé publique assez sérieux, mais avec un focus sur la lutte contre le VIH chez les enfants. La lutte étant multisectorielle, l’Eglise a choisi de porter cette attention dans l’Archidiocèse de Kisangani sur le VIH pédiatrique. Il s’agira au fait que les leaders religieux qu’on venait de former puissent être des formateurs pour leurs communautés respectives. Et comme il s’agit des enfants cachés dans la communauté qui souffrent du VIH pédiatrique, et que ces enfants doivent être transférés dans des structures sanitaires, voilà la raison qui nous a poussés à coupler cette formation avec les leaders religieux et les ^prestataires des soins ». Pour Dr Jean Munongo, la formation s’est bien passée. « Tout le monde était très attentif et engagé à commencer cette lutte sur ce volet-là », a-t-il soutenu.

Le défi présenté par les participants, c’est le manque de médicaments et des réactifs de diagnostic dans les Structures sanitaires, a poursuivi Dr Munongo. « Nous avons parlé avec les autorités locales du gouvernement et les partenaires qui étaient avec nous pour mener un plaidoyer pour que les médicaments et réactifs soient disponibles », a-t-il souligné. Selon lui, le second défi est à la manière d’atteindre toutes les communautés dans un si vaste archidiocèse avec des infrastructures routières difficiles et les moyens financiers qui ne suivent pas. « C’est ainsi qu’avec l’Eglise et son réseau, nous espérons atteindre même l’enfant caché dans les paroisses les plus éloignées », a conclu Dr Jan Munongo, en remerciant Mgr Marcel Utembi, Archevêque de Kisangani et Président de la CENCO, pour la bénédiction donné à ce projet.

Pour rappel, ces assises avaient été clôturées à Kisangani  jeudi 20 septembre 2018 par la Ministre provinciale de la Santé, représentée par son Directeur de Cabinet, Mr Kires Kitambo. Elles ont été dupliquées du 20 au 29 octobre 2018 pour les Zones pastorales de Yangambi et Banalia. Si les catholiques étaient majoritaires à ces travaux, Dr Munongo a signalé « la participation de l’Eglise Kimbanguiste, de l’Armée du Salut, de l’Eglise musulmane et toute la grande confédération de Protestante avec ses plusieurs Communautés ».

Ces travaux ont été organisés par Caritas Congo Asbl et Caritas Kisangani avec l’appui de Caritas Internationalis et le soutien de ONUSIDA et PEPFAR, dans le cadre de l’Initiative PEPFAR - ONUSIDA pour les Organisations d’inspiration religieuse. Pour mémoire, le PEPFAR (President's Emergency Plan for AIDS Relief) est un plan d'aide d'urgence à la lutte contre le Sida à l'étranger que le président des États-Unis George W. Bush a lancé en 2003.

Une évaluation à mi-parcours de ce projet sera organisé à Kisangani en janvier 2019, avant la clôture prévue en mars prochain, avec en plus une évaluation finale à Kinshasa. Les activités à implémenter, rentrant dans le cadre du travail normal des leaders religieux et prestataires des soins, il y a lieu de croire à leur pérennité.  

Guy-Marin Kamandji

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