19/10/2018
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Récolte d’arachides du champ communautaire du CVD Kikomo dans l’axe Banna

Kinshasa, le 08   août 2018 – (caritasdev.cd) : En ces jours sur terrain, le Bureau Diocésain de Développement de Kisantu ou BDD Kisantu, dans le Sud-ouest de la RD. Congo,  est en train de mener les activités de démarrage de la nouvelle phase du  programme d’appui à la sécurité alimentaire et renforcement des capacités économiques de ménages ruraux dans les territoires de Lubero, Samba, Kasangulu et Kongolo. Il s’agit cette fois d’une phase de 4 ans.  Ces activités de la nouvelle phase portent entre autres sur  l’identification de nouvelles structures à accompagner, selon les informations livrées à caritasdev.cd  par le Chargé de ce programme, rapporte caritasdev.cd

Les autres activités en train d’être menées dans le cadre à Kisantu de la  phase de 4 ans  du  Programme d’appui à la sécurité alimentaire et renforcement des capacités économiques de ménages ruraux dans les territoires de Lubero, Samba, Kasangulu et Kongolo sont la  sensibilisation de nouveaux ménages actifs agricoles à l'adhésion aux CVD (Comité villageois de développement) et la  réalisation de la typologie/la catégorisation des CVD qui vont être engagés dans la commercialisation. 

Au niveau du diocèse de  Kisantu,   ledit programme est exécuté dans le territoire de Kasangulu, précisément dans trois secteurs. Il s’agit de Kasangulu groupement de Kimbongo avec 12 villages, de Lukunga Mputu groupement de Kimpungi avec 3 villages et de Luila groupements de Ntampa (12 villages) et de Nlala Kikuama (6 villages) . On rappelle que 1.759 ménages (1.221 femmes et 1.044 hommes) ont bénéficié des   actions menées pendant la première phase.

La Caritas Congo Asbl  avec l’encadrement technique dans la mise en œuvre

Le Chargé de ce programme, monsieur MASAKIDI, lors d’un entretien avec caritasdev.cd récemment à Kinshasa a salué et encouragé « l’engagement de nos partenaires financiers (NORAD et Caritas Norvège) pour leur mobilisation au profit de la population vulnérable de la paroisse Mère Theresa de Mvululu, en particulier du territoire de Kasangulu en général ». Il a aussi salué la perspicacité dans laquelle  la Caritas Congo Asbl  assure l’encadrement technique dans la mise en œuvre de ce programme.   Monsieur MASAKIDI a adressé ses remerciements à  Monseigneur Fidèle NSIELELE, Evêque de Kisantu, pour son engagement en vue du bien-être de la population de son diocèse. Il a aussi adressé ses remerciements à la Sœur-Coordinatrice de sa Caritas,  Emily MULLEN, et au Directeur du BDD Kisantu, monsieur Moïse MPIEKO, pour leur supervision qui permet l’amélioration de la qualité du travail.

Canardière d’un ménage (On voit ici l’époux Patrice Ndongala) au niveau du CVD MIKA/ Axe Mvululu

Evêque    mobilisant la population à l’appropriation des activités du programme

Mgr Fidèle NSIELELE,  garant de la politique sociale de l’Eglise au sein dudit diocèse,   demande chaque fois à l’équipe et à l’ensemble des agents de sa Caritas diocésaine de travailler selon les normes et les exigences de la Caritas Internationalis basées sur la transparence, la responsabilité et de se mettre  au service des vulnérables avec un travail de qualité. L’Ordinaire du lieu   rappelle toujours à l’équipe du terrain la mission sociale de l’Eglise et à chaque visite pastorale dans la contrée du programme, il reçoit aussi des informations de la part de la population cible et la  mobilise  à l’appropriation des activités du programme. D’une manière formelle, Mgr Fidèle NSIELELE comme président du Comité de gestion de la Caritas diocésaine, périodiquement,  reçoit le rapport détaillé des activités du programme.

Réalisations du programme lors de sa première phase

Le programme dans sa première phase a contribué à améliorer la sécurité alimentaire et a permis l’atteinte d’un certain nombre des   résultats. Ceux-ci portent sur le social, la sécurité alimentaire, la restauration de l’environnement  et  le genre. Sur le plan social, l’on a noté l’augmentation de revenu de 760 $ à 1.125$ en moyenne pour plus de 73 % de ménages cibles. L’on a aussi noté l’augmentation de la scolarisation des enfants surtout chez la jeune fille en primaire et secondaire  ainsi que l’amélioration de l’habitat avec plus de 50 ménages ayant construit des maisons en matériaux durable. Enfin il y a à signaler  la montée de l’élan de solidarité entre ménages pour des problèmes sociaux. Dans le domaine de la sécurité alimentaire, il y a  augmentation de la superficie emblavée,  passant de 0,35 ha en 2013 à 1 ha en 2017 en moyenne et l’autonomisation semencière spécialement pour les cultures de manioc, arachide ( de 0 en 2012 à 20 kg en 2017 pour plus de 60 % de ménages cibles).

Une ménagère se servant d’un outil dit foyer amélioré au CVD MIKA

Sur le plan de la restauration de l’environnement, le programme dans sa première phase a permis aux ménages d’intégrer de plus en plus le reboisement dans le système de production agricole. Actuellement, 22,5% de ménages associent les arbres fertilisants à croissance rapide dans les champs de production de manioc (acacias, pentachletra,…) et les pratiques de résilience sont de plus en plus utilisées pour réduire la pression sur les forêts en restauration. C’est le  cas avec 625 ménages qui utilisent les foyers améliorés pour la cuisine, soit plus de 30 % de la cible accompagnée. Ceci  n’existait pas avant le début du programme. S’agissant du genreil faut dire que les femmes sont de plus en plus engagées dans la gestion des organisations paysannes qui ont été mises en place. 137 postes de responsabilité sur 343 sont occupés par des femmes, soit près de 40 %. Au total 1.759 ménages (1.221 femmes et 1.044 hommes) ont bénéficié des  grandes actions menées pendant ladite première phase.

Les autorités locales ont été toujours associées à chaque étape de la mise en œuvre. Les résultats positifs de la première phase que s’approprie la population mais aussi la participation de celle-ci à toutes les étapes de la préparation de ce nouveau programme montrent, à suffisance, l’intérêt  porté sur ce nouveau programme

A gauche, Un ménage (Les Luzolo) dans la nouvelle maison et leurs enfants et à droite, Le couple LUZOLO à côté de son ancienne maison

Bonnes pratiques ?

Les bonnes pratiques  dans ce programme peuvent être situées à plusieurs niveaux. Au niveau de leçons apprises dans le pilotage du programme par l’équipe animatrice, le cas du Comité de coordination du programme constitué par les partenaires intervenant dans le programme, qui est un cadre d’échange. Celui-ci a permis  d’améliorer la qualité du pilotage du programme et de la mise en œuvre au niveau local. La communication permanente entre partenaires instaurée par la Caritas Norvège a elle aussi amélioré la qualité de travail. En plus des bonnes pratiques agro- écologiques et culturales adoptées par les populations cible, il est important de signaler l’émergence des tontines de production et d’épargne, la manifestation des attitudes et reflexe genre auprès des chefs de ménages et l’engagement dans la résolution pacifique des conflits. Tout ceci également permet d’apprécier à sa juste valeur l’engagement des partenaires financiers NORAD et Caritas Norvège pour leur mobilisation au profit la population vulnérable de la paroisse Mère Theresa de Mvululu en particulier et du territoire de Kasangulu en général. Ceci sans oublier la perspicacité avec laquelle  la Caritas Congo assure l’encadrement technique dans la mise en œuvre de ce programme.

Notons que l’équipe technique du programme est supervisée par le Directeur du BDD et elle est constituée de sept personnes, dont un chargé de programme, deux superviseurs et quatre agro- vulgarisateurs (dont deux femmes).

La nouvelle phase de 4 ans (2018-2021) est la continuité de la phase quinquennale (2013-2017), qui a pris fin en décembre dernier.

 

 JOSEPH KIALA

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