20/11/2019
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Mbandaka, le 30 mai 2018 (caritasdev.cd) : L’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE), déclarée le 08 mai 2018, continue à sévir malgré un ralentissement perceptible et une prise en charge qui s’organise de plus en plus. La semaine dernière a été  marquée par le début de la vaccination, destinée en priorité aux membres du personnel soignant et aux proches des victimes. 462 personnes ont été ainsi vaccinées, indique un Rapport de Situation du Réseau Caritas pour la période allant du 22 au 30 mai 2018.


Concomitamment, la sensibilisation s’intensifie à travers toute la zone par des  messages radiodiffusés et par des sensibilisateurs ambulants à travers les cités et les villages. Elle porte sur la surveillance à base communautaire et  la gestion des risques d’infection par  la MVE.

Données sur les populations touchées

51 cas ont été enregistrés, dont 35 confirmés, 13 probables et 3 suspects. 25 décès ont été  enregistrés, soit un taux de létalité de 49,01 %. Six agents de santé ont été touchés, dont quatre confirmés et deux.

Iboko reste la Zone de Santé la plus préoccupante avec une augmentation du nombre des cas (21 sur 56). Dans l’ensemble, 963 personnes  ont été identifiées comme ayant eu des contacts avec les personnes malades ou décédés de MVE. 736 (74%) font actuellement l’objet d’un suivi, tandis que des efforts sont toujours fournis pour la recherche d’autres contacts  et leur suivi.

La paroisse d’ITIPO, située dans la Zone de Santé d’Iboko,  est particulièrement frappe; car deux ecclésiastiques (une sœur religieuse de la congrégation des Filles de la charité, responsable du centre de santé de référence d’ITIPO, et l’abbé Curée de la paroisse) ont été  victimes de la MVE contractée en plein exercice de leur apostolat. Bien qu’ils soient guéris, leur cas a un impact considérable et en rajoute à la psychose dans la population, vu leur statut dans le milieu rural.

Par ailleurs, le screening  des voyageurs aux postes d’entrée et sortie reste encore insuffisant : à Bikoro sur 28 postes, 9 sont équipés et pratiquent le screening ; à Mbandaka seuls 9 postes sur les 44 font le screening, tandis qu’à Kinshasa 6 postes seulement sur 62 screenent les voyageurs. Néanmoins, 1.119 voyageurs ont pu être screenés à Kinshasa.


Une équipe d’évaluation du Gouvernement japonais sur le terrain


C’est dans ce context que le gouvernement du Japon s’est engagé à dépêcher une équipe d'évaluation composée d'experts en maladies infectieuses et de fonctionnaires du ministère des Affaires Etrangères et de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en République Démocratique du Congo où sévit la fièvre hémorragique à virus Ebola, indique un communiqué de l’ambassade du Japon à Kinshasa.
Du 30 mai au 8 juin 2018, cette équipe d'évaluation étudiera les besoins des zones touchées et coordonnera la possibilité d'une assistance supplémentaire sur la base de discussions avec le gouvernement de la RDC et les organisations internationales, note le communiqué, relayé par Radio Okapi.
GM Kamandji

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