15/12/2018
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Kasongo, le 09 mars 2018 (caritasdev.cd) : Un nombre non négligeable de personnes âgées de 40 ans dans le Diocèse de Kasongo, dans la Province du Maniema, présentent l’affection du diabète.

Ces gens sont des diabétiques qui s’ignorent. Cela par manque de sensibilisation et surtout d’appareils de dépistage, tels que le glycomètre, la bandelette urinaire à glycosurie et à protéinurie ainsi de suite.

Les gens ne se relèvent qu’en cas des complications, déplore Monsieur André FATAKI, Directeur du BDOM (Bureau Diocésain des Œuvres Médicales/ Kasongo),  qui met en cause le diabète sucré. La population n’est sensibilisée suffisamment contre cette maladie, déplore-t-il.  L’ignorance de bonnes  habitudes alimentaires, le tabagisme, l’alcoolisme, le manque d’activités physiques et le sédentarisme sont autant de facteurs à risques qui favorisent le diabète dans les quatre Territoires composant le Diocèse de Kasongo : Kasongo, Kabambare, Pangi (en province du Maniema) et Shabunda- (au Sud-Kivu).

Un diabétique traité au CSR de Mingana a 80 km de Kasongo
Un diabétique traité au CSR de Mingana a 80 km de Kasongo

Il sied de signaler que le taux de prévalence du Diabète en RDC  varie entre 7 et 10% de la population adulte, et de 0,5% chez les enfants, indiquent des ressources du ministère de la santé publique à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le diabète commémorée le 14/11/2013.

L’OMS estime que d’ici 2030, le diabète va se caractériser par une  augmentation du taux de glucose dans le sang ; ça sera la septième cause de décès dans le monde.

C’est pourquoi, la FID (Fédération Internationale de lutte contre le Diabète) ainsi que l’ABD milite pour la mise en place des stratégies efficaces de prévention et de contrôle de la maladie, afin de préservera la santé des citoyens atteints de diabète ou le risque de devenir diabétique.

Si le diabète de type 1 (insulinodépendant), déclenché par des facteurs environnementaux, ne peut être prévenu, il est par contre possible d’éviter le diabète de type 2 (non insulinodépendant), grâce à l’exercice d’une activité et en luttant contre l’obésité.

Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente des diabètes sucrés (90 % des cas) et se manifeste généralement à l’âge adulte. Plusieurs facteurs de risque prédisposent un individu à ce type des diabètes. Certaines personnes peuvent être atteintes sans le savoir, étant donné l’intensité très variable des symptômes. Dans certains cas, des modifications aux habitudes des vies permettent de prévenir des diabètes de type 2ou d’en retarder l’apparition.

Le diabète sucré est une maladie sournoise qui doit être prise au sérieux, étant donné qu’elle peut mener à de graves complications. Ces dernières ont une origine commune, une trop grande quantité de sucre dans le sang. Après un certains temps, cela a des effets néfastes sur le rein, les yeux, les nerfs, le cœur et vaisseaux sanguins.

Ces complications peuvent modifier grandement la qualité de vie de la personne diabetique. Ainsi, un dépistage hâtif de la maladie et un bon contrôle de glycémie par la suite peuvent permettre d’en retarder, l’apparition et parfois même d’en diminuer les conséquences.

Voilà pourquoi le BDOM Kasongo, un organe de Caritas-Développement, plaide pour l’acquisition des appareils de dépistage. Cela passera dans le cadre d’un projet d’appui à la sensibilisation, prévention et dépistages pour la lutte contre le diabète. Le Diocèse de Kasongo a d’ailleurs une population à 1.700.000 habitants.

Sur 11 formations sanitaires du BDOM éparpillées dans 9 Zones de Santé, une seule détient le moyen nécessaire de dépistage pour la lutte contre le diabète. Ceci constitue un problème de santé publique, car les gens meurent de cette maladie par ignorance et par manque de contrôle de glycémie régulier.

Ainsi, appel est donc lancé en direction des organismes humanitaires et personnes de bonne volonté qui peuvent accepter de financer un  projet d’appui à la sensibilisation, prévention et dépistage pour la lutte contre le diabète, pour sauver de milliers de vie humaine qui vivent de cette maladie dans l’ignorance  dans cette partie de la RDC.

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