15/12/2018
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Boende, le 08 mars 2018 (caritasdev.cd) : « L’année 2017, nous avons pu enregistrer 3.670 cas, pour toutes les formes confondues de la tuberculose.

Et notre taux de détection a été de 101%. Comparé à 2016, année où ces activités ont commencé, il y a beaucoup de progrès du côté de la notification (ou détection de cas). Par contre, nous n’avons pas réalisé beaucoup de progrès pour le suivi, soit la guérison des malades », a indiqué le Médecin-Coordonnateur Provincial (MCP) de Lutte contre la Tuberculose pour la Tshuapa, Dr Mboyo Ilonga, abordé mercredi 07 mars 2018 à Boende par caritasdev.cd .

 C’était en marge de la cérémonie de remise provisoire du bâtiment de la Coordination Provinciale Lèpre et Tuberculose (CPLT) par la Caritas Congo Asbl au PNLT (Programme National de Lutte contre la Tuberculose). Cet important ouvrage a été construit grâce au financement du Fonds Mondial dans le cadre du programme "Investir pour obtenir  plus d’impact contre la tuberculose et le VIH en République Démocratique du Congo (RDC), financé par le Fonds Mondial, pour la mise en œuvre de la Note Conceptuelle Unique pour la Tuberculose et le VIH". Caritas Congo Asbl, en était Récipiendaire Principal jusqu’en fin décembre 2017.

«En 2016, nous étions à 65 % de taux de guérison des malades enregistrés une année  auparavant. En 2017, nous sommes partis de 65 à plus de 80% de taux de guérison. On n’a pas encore atteint la norme, mais nos efforts seront dans le sens de l’atteindre en 2018 », a rassuré le MCP, Dr Mboyo Ilonga.

Par ailleurs, ce dernier a évoqué des difficultés liées à la surveillance des malades tuberculeux multi-résistants (MDR). Elles sont dues notamment au retard connu dans le déploiement de l’appareil Gene-Expert. Il espère qu’avec l’appui de l’Unité centrale du PNLT et du Fonds Mondial, la CPLT Tshuapa aura cette machine et améliorera significativement la surveillance de la multi-résistance.

Quant aux médicaments, le PNLT les rend disponibles chaque semestre. « Nous n’avons pas connu de rupture l’année passée », a affirmé le médecin. « Mais, la difficulté qui nous reste, c’est le redéploiement de ces intrants de la Province vers les Zones de Santé et les CSDT (Centre de Santé, de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose) », a ajouté Dr Mboyo.

Il a noté que la Tshuapa est une province avec une grande superficie. Il y a des CSDT se trouvant à plus de 500 km du chef-lieu. La Zone de Santé la plus reculée est d’ailleurs à 470 km ; que dire des CSDT. Il s’agit là d’un défi à relever. Le souhait serait d’avoir un appui de la Centrale de Distribution Régionale (CDR) des médicaments pour le transport des médicaments. Un autre souci est lié à l’amélioration de la surveillance des MDR qui passe par l’appui au Réseau de transport des échantillons, qui n’a encore commencé dans la province.

Guy-Marin Kamandji

 

 

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