20/02/2018
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Tshikapa, le 27 septembre 2017(caritasdev.cd) : sur quête et au nom de la Caritas Congo Asbl, la confédération Caritas Internationalis a lancé le 30 Août 2017 un appel d’urgence (EA 29/2017/Emergency Appel) pour l’assistance aux déplacés /retournés et familles d’accueil vulnérables de la crise qui secoue le Grand  Kasaï en RD Congo.

L’EA 29/2017 cible 1.500 ménages déplacés/retournés/familles d’accueil, suite aux  affrontements entre  la milice Kamuina Nsapu et les FARDC (Forces Armées de la RDCongo), avec une moyenne de 6 personnes par ménages soit 9.000 personnes.

 
L’objectif global de cet appel est  de «  Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes affectées par les conflits entre la milice Kamuina Nsapu et les FARDC dans le  diocèse de Luebo, dans la Province du Kasaï en République Démocratique du Congo ».

Cet appel couvre 5 sites : La cité de Tshikapa et ses environs (Lunkamba sur l’axe Tshikapa-Kamuesha, Lunyanya sur l’axe Tshikapa-Kamonia, Masangu Anayi sur l’axe Tshikapa-Mayi Munene, Ngandu Ambulu sur l’axe Tshikapa-Kabambayi).

Pour rappel, l’Appel d’urgence est l’un se trois mécanismes de financement pour la réponse d’urgence mis en place par le Secrétariat Général de Caritas Internationalis. Ils sont pour ses 165 organisations Membres un canal d’expression de leur solidarité envers les populations affectées à travers un soutien financier à la réponse.

Actuellement, selon OCHA, on dénombre dans la ville de Tshikapa et ses environs 72 357 personnes déplacées dont 11 437 Hommes, 12 218 Femmes, 24 719 garçons et 23 983 filles.

Conséquences du conflit sur la population  civile

Les provinces du Grand Kasaï ont connu une crise humanitaire jamais vécue dans son histoire. Cette crise a commencé par des affrontements entre des milices se réclamant du Chef traditionnel Kamuina Nsapu et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Ces affrontements ayant attaqué le Kasaï Central s’est étendu aux  quatre autres provinces voisines, à savoir : le Kasaï, la Lomami, le Sankuru et le Kasaï Oriental.

Ces affrontements ont causé des incendies des villages, des églises, des hôpitaux, des écoles et des marchés. Il y a eu également des actes et traitements inhumains et dégradants, des enlèvements et assassinats des chefs coutumiers, des coups et blessures, des tueries massives des populations occasionnant  des pertes en vies humaines.

Dans le diocèse de Luebo, au moins 2.623 décès ont été enregistrés. L’on déplore aussi la destruction de 2.767 maisons d’habitations (incendiées) ; 140 écoles et 28 centres de santé ont été endommagés ; 30 maisons religieuses ont été endommagées et 52 fosses communes contenant des restes humains ont été découvertes.

D’immenses besoins non encore satisfaits

La crise du Kasaï est survenue dans un contexte de pauvreté quasi-généralisée. Du fait de l’appui insuffisant de l’état au secteur de l’agriculture, la production agricole était déjà faible. Les jeunes qui auraient pu donner ma force à la production était plus dans les activités d’exploitation artisanale des diamants. La population a raté 3 saisons (A, B et C).

Avec la crise, les familles d’accueil étaient appelées par solidarité à offrir leur hospitalité et partager le peu des besoins dont ils disposaient encore avec elles. Les besoins des personnes déplacées/ retournés et familles d’accueil sont quasiment les mêmes.

Au regard des besoins multisectoriels et urgents dans le diocèse de Luebo, il est important d’envisager en urgence une assistance humanitaire en vivres et en articles ménagers essentiels  (AME) à très  court  terme pour restaurer non seulement la dignité des déplacés/retournés, mais aussi et surtout afin d’assurer une prise en charge nutritionnelle, de manière à  réduire le taux de vulnérabilité des personnes victimes et affectées par la crise.

Faible Financement du flash Appel

Face à un tableau aussi macabre, il sied de relever que les financements tardent encore à se mobiliser. Le flash appel de 64,5 millions de dollars américains élaboré par OCHA (Bureau des Nations Unis pour la Coordination des Affaires humanitaires) pour atténuer les souffrances des populations du Kasaï reste largement sous-financé : soit 15 % de contribution jusque –là.

L’Eglise est présente aux côtés des populations qui souffrent à travers ses structures de base. Elle est une de rares organisations à renseigner régulièrement et ponctuellement  la communauté humanitaire sur ce qui se passe dans les coins et les recoins du Kasaï.

Quelques missions d’évaluation ont eu lieu notamment : OCHA, OXFAM, CARITAS LUEBO, CARITAS CONGO Asbl  et CORDAID. La Caritas Congo Asbl en collaboration avec CORDAID ont  effectué du 21 au 28 juillet 2017, une évaluation des besoins dans la ville de Tshikapa et ses environs.

Il est a signalé que la Caritas Congo Asbl prévoit l’acquisition, le transport, le stockage et la distribution des AMEN/NFI  et vivres en faveur de 1.500 ménages dont 1.100 familles déplacées et 400 familles d’accueil, ceci dans le cadre des mécanismes de collaboration et de coordination humanitaire mis en place au niveau du pays.

Francine KISISA (Stagiaire) et GM Kamandji

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