23/09/2019
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Goma, le  20 décembre 2017 (caritasdev.cd) : La deuxième Table Ronde Multi-Acteurs Provinciale sur la Foresterie Communautaire (TRMAFC) en RDC a été organisée à Goma au Nord-Kivu du  30 novembre au 02 décembre 2017. Mobiliser les parties prenantes-clé pour l’effectivité de la foresterie communautaire au regard du cadre légal et réglementaire et des outils mis en place, tel a été l’objectif de ces assises.



Le Chargé de  Sauvegardes Environnementale et Sociale du Projet d’Appui aux Communautés Dépendantes de la Forêt (PACDF), Mr Felly BOKO LUTSU a pris part à cet atelier, tenu à l’hôtel Ishango de Goma. Sa mission s’est inscrite dans le cadre du Projet d’Appui aux Communautés Dépendantes de la Forêt (PACDF) en RDC  qui est une activité du programme d’investissement forestier, en vue de réduire les émissions de la dégradation et de la déforestation de la forêt. Plus de 80 personnes ont participé à cet atelier dont 4 autochtones pygmées.

La 2ième  TRMAFC provinciale a été  participative. Des  exposés incitatifs, des échanges ont été engagés entre acteurs étatiques et non étatiques afin de s’assurer de la convergence d’idées susceptibles d’affermir la foresterie communautaire dans les sites. Il a été aussi question d’envisager les améliorations ultérieures sur le cadre légale et réglementaire, la Stratégie Nationale de Foresteries Communautaires (SNFC), les outils en vue de renforcer la cohésion et la synergie entre acteurs.

Pendant cette session, deux moments forts ont retenu l’attention de Mr Felly BOKO LUTSU. Il s’agit de la réunion préparatoire avec le Programme Intégration et de Développement des Peuples autochtones (PIDP) et de l’atelier proprement dit. Le PIDP est une structure autochtone dynamique dans les initiatives de la foresterie communautaire, établie dans le territoire de Walikale dans la province du Nord-Kivu.

A l’issue de sa présentation, les parties prenantes à cette deuxième table ronde ont bien apprécié l’expertise du PIDP dans le secteur de la foresterie communautaire. Le PIDP était la seule structure autochtone qui a été jusque-là à mesure de disposer des foresteries communautaires qui lui appartiennent et qui lui sont reconnues sur le plan provincial  et sur le plan national comme étant des terroirs forestières des peuples autochtones.

Mr Felly a salué le travail abattu par les structures œuvrant  dans le cadre de la  foresterie communautaires comme le WWF (Fonds mondial pour la nature), le RRN (Réseau des Ressources Naturelle), le CREF, etc. « Nous devons  capitaliser leurs expériences pour nous permettre d’aller de l’avant », a-t-il précisé.« Nous allons nous appuyer sur tout ce  qui a été déjà fait : la cartographie, l’organisation, la structuration des PA et des COLO. Car, elles ont développé certaines activités, malgré le manque de collaboration et moyen financier pour les activités alternatives », a fait savoir Mr Felly  « Elles ont réalisé beaucoup de choses et nous devons tirer de leurs expériences au lieu de chercher à réinventer la roue », a-t-il ajouté.

Les expériences ont été partagées avec plusieurs acteurs des structures  qui encadrent les communautés locales et les peuples autochtones dans le secteur de la foresterie communautaire. Cet atelier a été sanctionné par les recommandations dans le cadre l’élaboration de la loi sur la foresterie communautaire sous examen au niveau du parlement pour son adoption. Ce dernier pourra être bientôt publié. Les parties prenantes ont tiré des leçons constructrices, des expériences de terrain en vue d’enrichir leurs interventions respectives en foresterie communautaire.

Rappelons que la première table ronde s’était tenue à Mbandaka (Pool Equateur), du 25 au 26 septembre 2017. La deuxième a été  organisée dans  le Pool du Kivu, vu dans son ancienne configuration qui englobe actuellement les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema.

Paris Mona

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