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Paris, le 20 juillet 2009(caritasdev.cd): Le Secours Catholique-Caritas France condamne l’assassinat de Ricky Agusa Sukaka, 27 ans, agronome employé sur l’un des programmes menés au Nord Kivu. Cet événement est survenu le mercredi 15 juillet à 15h30 dans le village de Musezero. L’organisation suivra avec attention le déroulement de l’enquête qui vient d’être ouverte afin que les auteurs de ce crime ne restent pas impunis. Elle dénonce l’insécurité croissante pour les populations civiles, comme pour les acteurs humanitaires, dans la région du Kivu. Ricky Agusa Sukaka, employé depuis le 1er juillet 2008 par le Secours Catholique-Caritas France, a été abattu de retour de son lieu de travail dans le village de Musezero, sur la route qu’il avait empruntée en moto, rapporte le communiqué de Secours Catholique-Caritas-France transmis à caritasdev.cd.
Il était l’un des agronomes du programme de sécurité alimentaire mené par l’organisation, en partenariat avec Caritas Développement Goma, cofinancé par le Ministère des Affaires Etrangères et ECHO (Union Européenne), en faveur de plus de 15 000 ménages. Ses collègues ont retrouvé son corps en contrebas, les poches vidées, et son tee-shirt portant le logo du Secours Catholique-Caritas France enlevé. L’agronome a reçu trois balles et a été vraisemblablement abattu en position assise. Des villageois ont aperçu Ricky Agusa Sukaka avant le drame, arrêté par deux individus portant l’uniforme des FARDC (armée congolaise). Depuis deux semaines, une nouvelle brigade des FARDC intervient dans la zone du programme mené par le Secours Catholique-Caritas France. Le Secours Catholique-Caritas France et la Caritas Développement Goma ont immédiatement établi des contacts avec les autorités militaires des FARDC et de la MONUC, force de l’ONU déployée sur place, et sont en liaison avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). L’organisation condamne cet assassinat et plus largement une situation où les humanitaires font, comme la population, les frais d’une insécurité croissante au Nord et au Sud Kivu. Cette situation est due au regain d’activité des différents groupes armés présents et au développement de nouvelles opérations militaires. Contact presse : Anne Bonnefont, tél. (+33) 01 45 49 74 93 - 06 07 12 46 36 |